Faits divers – Justice

Charente-Maritime : un couple condamné à trois ans de prison ferme pour maltraitance sur une fillette de onze mois

Par Mathilde Choin, France Bleu Gironde, France Bleu La Rochelle et France Bleu mardi 31 janvier 2017 à 21:17

Le tribunal de Saintes où s'est tenue l'audience ce mardi.
Le tribunal de Saintes où s'est tenue l'audience ce mardi. © Radio France - Mathilde Choin

Un homme de 34 ans et une femme de 24 ans viennent d'être condamnés à trois ans de prison ferme ce mardi par le tribunal de Saintes (Charente-Maritime). Ils sont accusés de violences sur une petite fille de onze mois. C'était en 2012.

Le tribunal de Saintes (Charente-Maritime) vient de condamner une maman et son ex-compagnon à trois ans de prison ferme pour maltraitance sur une petite fille de 11 mois. Les faits se sont produits entre le mois de juin et le mois de décembre 2012 à Saint-Aigulin, dans le Sud de la Charente-Maritime, et à Bazas en Gironde.

Des fractures sur tout le corps

Après 4 années d'enquête, l'enjeu pour les magistrats était de connaître la responsabilité de la mère de Mélyssa et de son ex-compagnon dans ces violences. Pendant près de deux heures et demi, ils sont longuement revenus sur tous les procès-verbaux, les témoignages des proches, des médecins, des psychologues pour savoir comment la fillette de 11 mois en est arrivée à être hospitalisée en réanimation avec des brûlures du 2ème et du 3ème degré à l'abdomen, au périnée, à l'oreille gauche et à la fesse mais aussi avec une fracture à la cheville.

Des séquelles à vie

La mère aujourd'hui âgée de 24 ans et son ex-compagnon de 34 ans étaient poursuivis pour violences inhabituelles sur un mineur de 15 ans suivies d'incapacité supérieure à 8 jours et privation de soins ou d'aliments compromettant la santé d'un mineur de 15 ans par ascendant ou personne ayant autorité.

Depuis, la petite Mélyssa, qui vient tout juste de fêter ses 5 ans, vit dans une famille d'accueil en Gironde. Elle va mieux, mais elle en gardera des séquelles à vie. Encore aujourd'hui, elle doit suivre deux séances de massages par jour, voit le kinésithérapeute trois fois par semaine, sans compter les séances assez régulières avec les psychologues.