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Faits divers – Justice

Charente-Maritime: un hypermarché Leclerc condamné à verser 36.000 euros à un client après une chute

mercredi 10 octobre 2018 à 14:28 Par Julien Fleury, France Bleu La Rochelle et France Bleu

Le 24 décembre 2010, Claude F s'est cassé l'épaule, après s'être pris les pieds dans un tapis roulé à l'intérieur du Leclerc de Lagord, près de La Rochelle. Blessure dont il souffre toujours. Après huit ans de procédure judiciaire, son préjudice a été reconnu mardi par la cour d'appel de Bordeaux.

Le 24 décembre 2010, Claude F se prend les pieds dans un tapis roulé au rayon fruits et légumes du Leclerc de Lagord. A la clé, une épaule brisée et des douleurs qui accompagnent toujours ce retraité.
Le 24 décembre 2010, Claude F se prend les pieds dans un tapis roulé au rayon fruits et légumes du Leclerc de Lagord. A la clé, une épaule brisée et des douleurs qui accompagnent toujours ce retraité. - Capture d'écran Google Street View

Lagord, France

Le 24 décembre 2010, Claude F fait ses courses à l'hypermarché Leclerc de Lagord, près de La Rochelle (Charente-Maritime). Au rayon fruits et légumes, le client chute lourdement, après avoir trébuché sur un tapis roulé dans l'allée. Claude se brise l'épaule, blessure dont il ne s'est jamais remis jusqu'à aujourd'hui, malgré deux opérations et 120 séances de kiné. Mais la direction du magasin ne veut pas reconnaître ses torts. Point de départ de huit ans de procédure, qui se sont conclus mardi par une condamnation de Leclerc devant la chambre civile de la cour d'appel de Bordeaux. L'enseigne devra verser à son client 36.000 euros pour défaut de sécurité.

Claude F porte d'abord plainte au pénal, mais l'affaire est rapidement classée sans suite. Il se tourne alors vers la justice civile, pour obtenir une compensation financière. Mais là encore, le dossier reste longtemps très mal engagé. Face au déni complet de l'hypermarché Leclerc, Claude voit sa demande rejetée par le tribunal de La Rochelle, rejet confirmé en appel à Poitiers. Jusqu'à ce que la cour de cassation vienne à son secours. Estimant que la cour d'appel de Poitiers aurait du se référer au code de la consommation, qui oblige les entreprises à un devoir de sécurité, elle fait rejuger l'affaire à Bordeaux cette fois. Bordeaux d'où est enfin venue la lumière pour Claude F, reconnaissant pleinement son préjudice.

Claude F est réveillé presque chaque nuit par la douleur. Huit ans après sa chute, le retraité de 71 ans garde des séquelles de sa chute, malgré deux opérations et 120 séances de kiné. - Radio France
Claude F est réveillé presque chaque nuit par la douleur. Huit ans après sa chute, le retraité de 71 ans garde des séquelles de sa chute, malgré deux opérations et 120 séances de kiné. © Radio France - Marie-Laurence Dalle

Leclerc n'a jamais reconnu sa responsabilité dans l'accident

"C'était une affaire compliquée, se remémore Claude F, car on rejetait les torts sur moi, alors que j'étais dans mes droits. J'ai butté dans ce tapis roulé, ce que Leclerc n'a jamais voulu reconnaître. Et je crois bien qu'ils ne le reconnaîtront jamais." 36.000 euros d'indemnisation, c'est un peu plus de la moitié de ce que réclamait Claude F. Une maigre consolation malgré tout pour le retraité, aujourd'hui âgé de 71 ans.

J'ai toujours la souffrance qui est là, malgré l'argent. Je souffre toujours de mon épaule, je suis réveillé presque toutes les nuits par la douleur. Et c'est une douleur qui va m'accompagner pour le restant de ma vie." - Claude F, ancien client de Leclerc

Sans compter l'angoisse des procès à répétition. Aujourd'hui, l'ancien ouvrier mareyeur se dit soulagé, mais épuisé. "Mais c'est quand même un soulagement que j'aie une reconnaissance de la cour d'appel, reconnaît Claude F. Cela prouve qu'il y a une justice."

Jusqu'à présent, la direction de l'hypermarché est restée injoignable. On ignore si elle souhaite à son tour se pourvoir en cassation.