Faits divers – Justice

Charleville-Mézières : Sarah, exclue de son collège pour une jupe trop longue

Par Thibaut Lehut, France Bleu mardi 28 avril 2015 à 17:12 Mis à jour le mardi 28 avril 2015 à 17:28

L'adolescente est scolarisée au collège Léo-Lagrange, à Charleville-Mézières.
L'adolescente est scolarisée au collège Léo-Lagrange, à Charleville-Mézières. © Google Street View

Sarah, adolescente de 15 ans, n'a pu pénétrer dans le collège dans lequel elle est scolarisée, les 16 et 25 avril derniers à Charleville-Mézières. En cause : une jupe jugée trop longue par la direction de l'établissement, qui y voit "un signe ostentatoire d'appartenance religieuse".

Sarah, 15 ans, se présente à la porte du collège Léo-Lagrange, à Charleville-Mézières les 16 et 25 avril, mais elle se voit refuser le droit d'entrée. L'adolescente, élève de 3ème, porte alors une jupe jugée "trop longue" par la direction de l'établissement, qui considère qu'il s'agit "d'un signe ostentatoire d’appartenance religieuse" . C'est en tout cas ce qu'affirme le journal L'Ardennais (article payant), qui révèle ce mardi l'information.

Dans une lettre citée par ce journal, la principale du collège explique aux parents que le vêtement n'est pas conforme à la loi sur la laïcité à l'école de 2004, car il présente "un caractère religieux manifeste" . Elle invite ces derniers à "faire rectifier la tenue vestimentaire de la jeune fille afin qu'elle poursuive sa scolarité au collège" .

Mobilisation sur Twitter

Les parents ne comprennent pas cette décision. Ils rappellent au journal que leur fille porte le voile, mais qu'elle le retire "tous les matins avant d'entrer au collège". "Cette jupe, achetée chez Kiabi pour deux euros, [...] n'a vraiment rien de particulier, elle est toute simple, n'a rien d'ostentatoire" , a déploré la mère. "Il n'y a aucun signe religieux du tout" .L'affaire a en tout cas provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux. Un mot-clé () a été créé sur Twitter, et était en fin d'après-midi ce mardi celui que les internautes utilisaient le plus.