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Charleville-Mézières : un réparateur informatique jugé pour avoir vendu plus de 250 abonnements Canal+ piratés

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Alors que Canal + fêtait ses 35 ans ce lundi 4 novembre 2019, un vendeur et réparateur en informatique et téléphonie de Charleville-Mézières était jugé par le tribunal correctionnel de Charleville pour avoir vendu des abonnements piratés.

Un vendeur et réparateur de matériel informatique et téléphonique de Charleville-Mézières comparaissait  pour abus de confiance et vente frauduleuse d’abonnements Canal+ et Canal Sat.
Un vendeur et réparateur de matériel informatique et téléphonique de Charleville-Mézières comparaissait pour abus de confiance et vente frauduleuse d’abonnements Canal+ et Canal Sat. © Maxppp - Bruno Levesque

Un vendeur et réparateur de matériel informatique et téléphonique de Charleville-Mézières comparaissait ce lundi 4 novembre 2019 pour abus de confiance et vente frauduleuse d’abonnements Canal+ et Canal Sat. L’homme de 44 ans est en fait accusé d'avoir partagé illégalement 6 abonnements officiels à 251 personnes dans 41 pays via internet entre 2008 et 2014, moyennant 20 euros par mois.

« Ces dix dernières années, une trentaine de procès pour le piratage d’abonnements de Canal + se sont tenus », précise l’avocat du groupe. Selon maître Thibault Witry, il existerait 500 000 abonnements frauduleux. 

Pour l’affaire de Charleville-Mézières, le groupe Canal + a lui-même signalé aux autorités l’existence du site internet proposant ces abonnements. Grâce à l’adresse mail utilisée pour acheter le nom de domaine, les enquêteurs remontent jusqu’au suspect qui administrait également un groupe de discussion avec ses clients. Une sorte de service après-vente. 

Lors des perquisitions à son domicile, les enquêteurs découvrent cinq unités centrales sans écrans. Ce sont les serveurs qui permettent de redistribuer les images reçues en clair grâce aux abonnements officiels aux utilisateurs du système frauduleux, situés souvent à l'étranger.

Un couac dans l'enquête : l'expert était un salarié de Canal +

Mais le matériel saisi, la liste des abonnés ne pourront pas être retenus comme éléments à charge. En effet, le juge d’instruction, qui est censé nommer un expert indépendant, a désigné un salarié de Canal + ! Celui-ci a assisté aux perquisitions et a même rendu son rapport sur papier à en-tête du groupe de télévision, avec mention « ne pas reproduire, propriété exclusive de Canal + ». La chambre d’instruction de la Cour d’appel de Reims a donc rendu un arrêt annulant les actes dans lesquels l’expert était impliqué. 

Canal+ estime perdre 500 000 abonnés à cause du piratage
Canal+ estime perdre 500 000 abonnés à cause du piratage © Radio France - Olivier Bénis

Restent donc comme éléments de preuve les témoignages de deux proches à qui le prévenu a demandé d’acheter des abonnements afin de les pirater. Les mouvements d’argent sur le compte Paypal du revendeur présumé laissent également penser à un trafic d’ampleur puisque plus de 80 000 euros y ont été déposés en deux ans. Mais le compte étant hébergé sur l’île de Man, il est difficile de déterminer la provenance des fonds. 

Le délit est passible de 3 ans de prison. L'avocat de la défense demande la nullité de procédure et la relaxe de son client. Le procureur de la République requiert 6 mois de prison avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré au 16 décembre prochain.
 

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