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Faits divers – Justice

Chasse au CBD en Haute-Saône : pour Randall Schwerdorffer "c'est du totalitarisme judiciaire"

vendredi 14 septembre 2018 à 19:12 Par Laurine Benjebria, France Bleu Besançon

Deux vendeurs de CBD ont été mis en examen ce jeudi à Vesoul suite aux perquisitions menées par le procureur de la République de Haute-Saône. Des opérations dénoncées par Randall Schwerdorffer ce vendredi. L'avocat accuse Emmanuel Dupic de faire du "totalitarisme judiciaire".

L'avocat Randall Schwerdorffer
L'avocat Randall Schwerdorffer © Radio France - Jean-François Fernandez

Franche-Comté, France

Deux vendeurs de CBD à Vesoul ont été mis en examen ce jeudi soir pour trafic de produits stupéfiants. Cette chasse au CBD a été vivement critiquée par l'avocat Randall Schwerdorffer ce vendredi midi dans l'émission "Le Forum de la Presse" sur France Bleu Besançon. L'avocat bisontin dénonce une erreur de droit faite par le procureur de la République de Haute-Saône, Emmanuel Dupic.

Ce mercredi, le procureur de la République de Haute-Saône a mené des perquisitions dans deux boutiques de Vesoul, qui ont débouché sur des mises en examen ce jeudi soir. Deux vendeurs de CBD mis en examen vendredi à qui le procureur de la République de Haute-Saône, Emmanuel Dupic, dit que la vente de CBD n'est pas légale. Sauf que pour l'avocat Randall Schwerdorffer, le procureur "se trompe, c'est une erreur de droit".

Une contradiction avec le règlement européen

Selon Randall Schwerdorffer, le procureur serait en contradiction avec un règlement de la communauté européenne de 1984 "qui prévoit non seulement la production mais aussi l'exploitation, la commercialisation du CBD qui d'ailleurs le prévoit dans son plan de financement de la PAC en favorisant les producteurs qui produisent du chanvre et du CBD avec un taux de THC inférieur ou égal à 0,3%".

"Je ne vois pas comment l’Europe peut l'autoriser et la France peut l'interdire"

"Du totalitarisme judiciaire"

Randall Schwerdorffer considère qu'Emmanuel Dupic a une interprétation trop dure, trop intégriste de la législation concernant le CBD. Pour le procureur de Vesoul, "toute commercialisation de produits contenant du THC, même dosés à moins de 0,20% de THC est prohibée" écrit-il dans un communiqué ce mercredi.

Mais l'avocat bisontin lui est sur une autre ligne. Comme d'autres procureurs en France, Randall Schwerdorffer considère que l'on peut légalement vendre du dérivé du cannabis avec un taux de THC inférieur justement à 0,2% et que le procureur haut-saônois "crée une loi", "il n'y a pas de texte de loi qui l'interdise".

Cette chasse au CBD, elle inquiète Randall Schwerdorffer qui ne mâche pas ses mots à l'encontre du procureur de Haute-Saône ce vendredi : "actuellement, il y a une vraie terreur impulsée par certains procureurs de la République".

"C'est digne d'un état communiste (...) c'est du totalitarisme judiciaire"