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Faits divers – Justice

Châteauroux : des surveillants de prisons sanctionnés après le mouvement de grève du mois de janvier

vendredi 6 avril 2018 à 4:33 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry et France Bleu

INFO FRANCE BLEU BERRY. Plusieurs surveillants du centre pénitentiaire du Craquelin à Châteauroux ont été sanctionnés financièrement à la suite du mouvement de grève du mois de janvier.

Un surveillant de prison (illustration)
Un surveillant de prison (illustration) © Maxppp - Maxppp

Châteauroux

Douze surveillants du centre pénitentiaire du Craquelin à Châteauroux ont eu la surprise d'avoir des retenues sur salaire sur la dernière fiche de paye du mois de mars. Selon le syndicat FO pénitentiaire, la direction leur reproche de s'être mobilisé mi-janvier devant la prison en bloquant les entrées et les sorties. Les agents s'étaient mobilisés dans le cadre d'un mouvement national pour réclamer davantage de moyens; le mouvement, particulièrement suivi, avait duré douze jours.

Entre 70 et 100 euros en moins

"On retire de l'argent sur des personnes qui ont crié haut et fort leur mécontentement, c'est inadmissible", dénonce Pascal Sabourault, délégué régional du syndicat FO Pénitentiaire. "La dernière fois qu'il y a eu un mouvement de cette ampleur, c'était en 1992, mais à l'époque il n'y avait pas eu de sanctions pécuniaires". Le délégué syndical dénonce une volonté d'intimidation de la direction. "Aujourd'hui l'administration a trouvé un autre moyen de nous faire taire, pour pouvoir au moins avoir du pouvoir dans leurs établissements".

FO menace de saisir le tribunal administratif

"Au Craquelin le blocage était total, et c'est ça qui n'a pas plu à la direction"

Seul le centre pénitentiaire du Craquelin est concerné. A la maison centrale de Saint-Maur où le mouvement a été semble-t-il moins radical, aucun agent n'a été sanctionné. "A Saint-Maur il y a eu un accord avec la direction, sur Châteauroux les personnels ont décidé un blocage total, aucune entrée, aucune sortie, ce qui n'a pas plu à la direction". Pascal Sabourault compte déposer un recours gracieux auprès de l'administration pénitentiaire pour faire lever ces sanctions, si rien ne change le syndicat menace de saisir le Tribunal administratif de Limoges.

Selon Force Ouvrière, 311 surveillants seraient concernés dans l'ensemble des établissements de la région Centre-Est, dont 12 dans l'Indre (au Craquelin), une cinquantaine dans le Loiret (au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran), une petite dizaine dans le Loir-et-Cher (maison d'arrêt de Blois). La Direction interrégionale Centre-Est de l'administration pénitentiaire, basée à Dijon, restait injoignable jeudi soir.