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Châteauroux : deux frères condamnés à de la prison ferme après le passage à tabac d'un homme

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Par , France Bleu Berry

Trois hommes ont été condamnés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Châteauroux. Ils étaient impliqués dans le passage à tabac d'un homme, le 24 juillet 2019 dans le quartier Saint-Jean.

Le Palais de justice de Châteauroux dans l'Indre.
Le Palais de justice de Châteauroux dans l'Indre. © Radio France - Régis Hervé

Trois hommes étaient jugés par le tribunal correctionnel de Châteauroux, notamment pour "violence commise en réunion", dans une affaire médiatique. En juillet 2019, la vidéo du passage à tabac d'un homme dans le quartier Saint-Jean avait fait le tour des réseaux sociaux. Visionnée plusieurs centaines de milliers de fois sur Twitter et YouTube, on y voyait un homme d'une soixantaine d'années en train de dégrader une voiture sur un parking derrière une barre d'immeubles avenue Bernard Louvet. Il était ensuite roué de coups par plusieurs individus.

Parmi les prévenus, il y avait deux frères, le plus âgé (30 ans) a été condamné à deux ans de prison ferme, son frère (23 ans) a écopé de trois ans de prison. Enfin, un autre prévenu de 19 ans a lui été condamné à 18 mois de prison dont huit avec sursis.

Un passage à tabac qui a pour origine trois contraventions non-payées

L'audience a permis d'en savoir plus sur les circonstances. Le 24 juillet 2019, l'homme décide de se rendre dans le quartier Saint-Jean, depuis plusieurs semaines, il reçoit à son domicile des contraventions pour une voiture qui ne lui appartient pas. Il s'avère que sa fille a accepté de donner son nom pour immatriculer ce véhicule. Le propriétaire est l'un des deux frères impliqués dans le passage à tabac. L'homme ne supporte plus la situation. Il repère la voiture dans le quartier Saint-Jean. Muni d'un cric, dans une colère noire, il vandalise la voiture, brise les vitres et profère des menaces de mort contre le frère du propriétaire de la voiture.

Des hommes qui se sont comportés comme des machines à tuer

La situation dégénère très rapidement,l'homme est roué de coups et une barre métallique est notamment utilisée pour porter les coups. Au sol, le visage en sang, les coups continuent de pleuvoir, bilan ; traumatisme crânien et 60 jours d'ITT. "Vous avez des hommes qui se sont comportés comme des machines à tuer. Les actes auraient pu donner la mort", dénonce Maître Odetti pendant sa plaidoirie. "En venant dans le quartier, mon client et son épouse prennent un risque considérable, un risque de mort", ajoute-t-il. Le troisième prévenu, âgé de 19 ans, empêche la victime de prendre la fuite en la maintenant au sol.

Deux poids deux mesures dans le jugement ?

"Rien ne justifie une telle violence", insistent les deux avocats de la défense. "Ce sont des violences injustifiées et illégitimes", appuie Maître Eugène Bangoura. Mais au cours de sa plaidoirie, il s'est attaché à montrer le rôle de la victime dans le déroulement des faits ; "la violence est introduite dans le quartier. La victime veut se faire justice elle-même", explique l'avocat qui représente le plus jeune des deux frères. Il met en garde contre une justice avec deux poids deux mesures. "Les dégradations et les menaces de mort sont qualifiables pénalement. Et pourtant, ça n'intéresse personne", dénonce-t-il. 

Il rappelle que le jour-même de l'agression, la fille de la victime avait parlé au téléphone avec son client pour voir comment il était possible de régler les contraventions qui n'étaient pas payées.

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