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Faits divers – Justice

"Chemise arrachée" : trois à quatre mois de prison avec sursis en appel pour quatre ex-salariés d'Air France

mercredi 23 mai 2018 à 14:10 - Mis à jour le mercredi 23 mai 2018 à 14:47 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu

Dans l'affaire de la "chemise arrachée" à Air France, quatre anciens salariés de l'entreprise ont été définitivement condamnés, ce mercredi, à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis.

Le 5 octobre 2015, au siège d'Air France à Roissy.
Le 5 octobre 2015, au siège d'Air France à Roissy. © AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Quatre anciens salariés d'Air France, dont l'un avait été relaxé en première instance, ont été condamnés ce mercredi pour violences à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis, dans l'affaire de la "chemise arrachée" du DRH de la compagnie aérienne.

Des images qui ont fait le tour du monde 

La Cour d'appel de Paris a également confirmé les peines d'amende de 500 euros infligées aux huit autres prévenus, qui étaient poursuivis pour des dégradations. Le 5 octobre 2015, à l'appel de l'intersyndicale, une foule de salariés en colère avait envahi le siège d'Air France à Roissy pour protester contre un plan de restructuration menaçant près de 3.000 emplois. Deux cadres de l'entreprise avaient alors été pris à partie, ainsi que des vigiles assurant leur protection. Les images des deux dirigeants d'Air France, l'un torse nu, l'autre la chemise en lambeaux, avaient fait le tour du monde.

Les peines confirmées pour trois prévenus, un prévenu relaxé condamné en appel 

Pour trois des quatre prévenus pour violences, tous affiliés à la CGT, la Cour d'appel a confirmé les peines de 3 à 4 mois avec sursis infligées par le tribunal correctionnel de Bobigny en novembre 2016.
Le quatrième, relaxé en première instance et qui était rejugé à la demande du parquet, a cette fois été condamné et a écopé d'une peine de trois mois de prison avec sursis.

Une "décision politique" pour l'avocate des prévenus 

A l'issue de l'audience, les avocats d'Air France ont exprimé leur "satisfaction" de voir sanctionnées, une nouvelle fois, par la justice des "violences inacceptables". "La vérité n'a intéressé la cour à aucun moment", a regretté en revanche l'avocate des prévenus, Me Lilia Mhissen, voyant dans cet arrêt "une décision politique".

Lors du procès en appel mi-mars, trois à cinq mois de prison avaient été requis contre les quatre anciens employés de la compagnie, qui est empêtrée depuis février dans un conflit social marqué par 15 jours de grève cumulés et la démission début mai du PDG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac.