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Cherbourg : les caméras de vidéoprotection ne remplissent pas leur rôle la nuit

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Par , France Bleu Cotentin

INFO France Bleu Cotentin : depuis leur entrée en service au début de l'année 2019, les caméras de vidéoprotection installées dans le centre de Cherbourg n'ont jamais été reliées au commissariat de la police nationale empêchant une surveillance des rues en direct.

A la jonction des rues de la Paix et de l'Union, les caméras de vidéoprotection cherbourgeoises ne sont toujours pas reliées à la police nationale.
A la jonction des rues de la Paix et de l'Union, les caméras de vidéoprotection cherbourgeoises ne sont toujours pas reliées à la police nationale. © Radio France - Benoît Martin

Les caméras de vidéoprotection installées dans les rues de la Paix et de l'Union, dans le centre de Cherbourg devaient permettre de sécuriser ce quartier festif mais régulièrement agité par des faits de délinquance et de violence. Dès 2017, l'équipe municipale cherbourgeoise annonçait l'installation prochaine de ces caméras, couplée à l'implantation du bureau de la police nationale dans ce périmètre. Après différents retards, c'est en février 2019 que les 4 caméras été installées. 

Le câblage entre la police municipale et nationale pas opérationnel avant 2021

Depuis, le dispositif filme 24 heures sur 24 les rues concernées, et les images peuvent être exploitées à posteriori dans le cadre d'enquêtes. Mais ces caméras devaient aussi permettre aux forces de l'ordre de réagir en temps réel à un problème. Pour cela, les images visionnées durant la journée par les agents de la police municipale devaient, dès la fermeture de leurs bureaux à 17 heures, être transmises au commissariat de la police nationale, jusqu'au lendemain matin. 

Seulement, c'était sans compter sur un défi technique à relever. Les images doivent être sécurisées pour éviter tout piratage. Deux solutions ont été envisagées : une transmission par les ondes, ou par câblage. La deuxième option a finalement été retenue, mais elle doit être budgetée et ne pourra donc pas être mise en oeuvre avant l'année 2021

Si c'est comme cela, ils peuvent les démonter les caméras, elles ne servent à rien!

D'ici là, les images ne sont donc pas visionnées en direct, ni le soir ni la nuit, moments propices aux faits de délinquance dénoncés par les habitants du quartier. "Si c'est comme cela, il peuvent les démonter les caméras, elles ne servent à rien", réagissent certains riverains en apprenant la nouvelle. Du côté de la mairie de Cherbourg, l'adjoint en charge de la sécurité, Pierre-François Lejeune, explique qu'il "a fallu passer par une phase de réflexion avec la préfecture et les deux polices pour trouver le système garantissant la meilleure sécurisation des données transmises". La municipalité a-t-elle sous-estimé où même oublié ce problème au lancement du projet? "Non", assure l'élu qui n'était pas en fonction à l'époque et qui évoque juste le temps nécessaire pour faire correctement les choses.  

La notion de protection en fait les frais

Reste qu'à la présentation du projet, les élus cherbourgeois avaient insisté sur le fait qu'il s'agissait de caméras de vidéoprotection, et non de vidéosurveillance. La notion de protection sous-entend la possibilité d'intervenir en urgence pour éviter une éventuelle agression : exactement ce que ces caméras ne permettent pas de faire jusqu'ici la nuit.  

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