Faits divers – Justice

Cherbourg : un an après le suicide d'un salarié, mobilisation chez un sous-traitant d'Euriware

Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin mardi 4 mars 2014 à 17:24

Le suicide du salarié à son domicile, fait rarissime, a été reconnu par la CPAM de la Manche comme lié à ses conditions de travail. Des actions en justice sont en cours notamment une procédure pour faute inexcusable de l'employeur.

Un an après le suicide d'un salarié travaillant pour Proservia, sous-traitant d'Euriware ( groupe Areva) à Cherbourg, une trentaine de collègues et de représentants syndicaux ont observé mardi 4 mars sur le site une minute de silence en fin de matinée, à l'appel de la CGT.

L'homme travaillait sur la base navale, pour le centre d'appels chargé de répondre aux appels des utilisateurs d'Areva ayant des soucis informatiques.

Le 4 mars 2013 l'homme s'était donné la mort, à son domicile, après avoir quitté le travail et reçu un appel de sa hiérarchie. Ce suicide, fait rarissime, vient d'être reconnu par la CPAM comme accident du travail (décision du 15 octobre 2013). Avant le drame, le CHSCT avait dénoncé les conditions de travail dans le centre, une expertise avait été réalisée dénonçant des conditions dévalorisantes et éprouvantes , les pressions et le stress.

Depuis, rien n'a changé assure les syndicats et les membres du CHSCT.

La veuve du salarié, Sylvie Duval, a décidé de porter l'affaire en justice et engagé une procédure pour faute inexcusable de l'employeur (contre Euriware et Proservia).

Une autre action en justice est en cours et une audience doit se tenir le 27 mars au tribunal de Versailles . Les membres du CHSCT d'Euriware demandent la remise en cause de la convention unique qui prévoit notamment le chronométrage des tâches.

Sylvie Duval, veuve du salarié, engage une procédure pour faute inexcusable de l'employeur

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