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Faits divers – Justice

Cherbourg : un gilet jaune condamné à 600 euros d'amende pour des dégradations

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Par , France Bleu Cotentin, France Bleu

Le tribunal correctionnel de Cherbourg a condamné ce mardi matin un membre des gilets jaunes à 30 jours amende à 20 euros. Il a reconnu avoir mis le feu à des palettes au niveau d'un rond-point de Tourlaville en décembre 2018.

Une vingtaine de gilets jaunes sont venus soutenir leur camarade en déployant une banderole devant le tribunal de Cherbourg.
Une vingtaine de gilets jaunes sont venus soutenir leur camarade en déployant une banderole devant le tribunal de Cherbourg. © Radio France - Benoît Martin

Les faits remontent au 18 décembre 2018. A l'époque, les gilets jaunes de Cherbourg se retrouvent régulièrement sur le rond-point de Penesme, à Tourlaville, où ils ont construit leur maison citoyenne, et les soirs de mobilisation, des palettes sont jetées au feu, parfois sur la chaussée du rond-point. C'est ce qui est reproché au prévenu, un homme de 48 ans : avoir participé à l'allumage de ces feux. Des faits pour lesquels il risque jusqu'à 10 ans de prison

Seul à la barre, mais pas seul le jour des faits

Après 45 minutes de procès, le prévenu ressort de la salle d'audience libre, mais coupable, et condamné à 600 euros d'amende qui prennent la forme de 30 jours amende à 20 euros. Pour son avocat, maître Christophe Maro, "le tribunal a tenu compte de la situation au moment des faits et la sanction et bien proportionnée. Elle tient compte du contexte". En l'occurrence, son client n'était pas seul le 18 décembre à entretenir le feu sur le rond-point. "Il y a certaines personnes qui auraient pu être à côté de moi à la barre aujourd'hui", constate amer le condamné, pas mécontent en revanche d'avoir obtenu que le tribunal ne reconnaît sa responsabilité que pour un feu, et non sur d'autres foyers allumés sur le site, et pour lesquels il nie son implication.

"La répression d'Etat" dénoncée

Devant le tribunal, une vingtaine de gilets jaunes sont venus soutenir leur collègue. Pour certains, "il paie pour d'autres qui sont autant responsables". Ce qui passe mal parmi le petit groupe réuni derrière une banderole dénonçant la répression d'Etat, c'est la manière dont leur camarade a été confondu, sur dénonciations. Il faut rappeler qu'au moment des faits, des clans s'étaient formés au sein des gilets jaunes cherbourgeois. 

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