Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Chevaux maltraités à Vézelay : l'affaire est renvoyée à 2018

vendredi 17 novembre 2017 à 8:48 Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre et France Bleu

L' affaire de maltraitance animale qui devait être examinée ce vendredi matin par le tribunal de police d’Auxerre est reportée au mois de février. La propriétaire d'un élevage de 120 chevaux dans le vézelien et en Cote d'Or comparaitra pour mauvais traitements.

120 chevaux sont entassés dans un champ de Vézelay. Avant cela, ils étaient à Saint-Père.
120 chevaux sont entassés dans un champ de Vézelay. Avant cela, ils étaient à Saint-Père. © Radio France - Delphine Martin

Vézelay, France

Cela fait bien plus d’un an qu’un groupe de 120 chevaux sont livrés à eux-mêmes, dans le vézelien. Ils sont entassés dans un champ trop petit, pentu, sans abris pour les protéger du froid et de la chaleur. Ils ont de la paille pour seule nourriture.

La propriétaire de ces chevaux doit comparaitre devant le tribunal de police pour des infractions commises depuis le 16 juin 2016 à Saint Père mais aussi à la Roche en Brénil, en Côte d’Or.

Elle devra répondre de « mauvais traitements », « maintien en plein air d’équidés sans dispositif de clôture permettant de leur éviter un risque d’accident », et « placement ou maintien d’animal captif dans un habitat ou installation pouvant être cause de souffrance ».

La paille n'est pas un aliment destiné à la consommation d’un cheval, ou alors de manière très épisodique (Patrick Sacco - Respectons)

A Saint Père, l’association Respectons nous guide sur les lieux : "Quand on se déplace ici pour la première fois, on n’est pas forcément choqué", concède Patrick Sacco, le président. Et pourtant, selon lui et les 5 autres associations de défense des animaux qui se sont constituées partie civile dans ce dossier, les animaux sont en danger. "Quand on s’approche, on se rend compte que les chevaux ne vont pas être sur du sec mais sur 20 à 30 centimètres de boue dans laquelle ils vont s’enfoncer aux premières pluies. Et leur nourriture est essentiellement de la paille, un aliment qui n’est pas destiné à la consommation d’un cheval, ou alors de manière très épisodique".

Il n’y a pas que le manque de nourriture et de soins, il y a aussi les risques de blessures, inévitables à cause de la promiscuité selon Joëlle Grall, secrétaire de l’association Respectons. Elle suit le dossier depuis plusieurs années : "Dans une concentration comme celle-là, il y a des phénomènes naturels de bagarre pour avoir les juments. Donc les étalons se mordent, se mettent des coups de pied et cela engendre des blessures. En plus, lorsqu’ils se battent et qu’il y a des petits poulains à côté, cela peut provoquer de gros dégâts".

Un élevage qui n'en est pas un, des animaux à la reproduction anarchique, livrés à eux même (Services vétérinaires)

C’est l’association La petite faune de Vézelay qui a lancé l’alerte, au début de cette année. Des passants avaient repéré des animaux mal en point, de la boue jusqu'aux genoux. Les services vétérinaires sont appelés. Leur constat va dans le sens de celui des associations puisqu’ils évoquent "un élevage qui n'en est pas un, des animaux à la reproduction anarchique, livrés à eux même".

La personne mise en cause, une femme de 64 ans, appartiendrait à un mouvement sectaire qui élève des chevaux de cette manière depuis au moins dix ans, dans le secteur. "En 2007, 40 animaux victimes de malnutrition avaient été signalés à Girolles. Mais l’affaire n’avait pas donné lieu à un procès pour des raisons de procédure et de prescription", indique l’association Respectons.

Plus récemment, la prévenue a déjà été condamnée en 2015, pour des faits similaires en Côte d'Or. "Il y a eu un total d’au moins 20 000 euros d’amende et les chevaux ont été confisqués", souligne Joëlle Grall.

Aujourd'hui, les associations de défense des animaux demandent une réponse forte de la justice. Elles demandent notamment la confiscation des animaux et l'interdiction, pour les propriétaires, d'élever des animaux.

La personne mise en cause n'a pas répondu à nos sollicitations.

  - Radio France
© Radio France - Delphine Martin