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Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

Chevaux mutilés : dans l'Indre, des similitudes troublantes avec une ancienne affaire

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Par , France Bleu Berry, France Bleu
Communauté de communes Brenne - Val de Creuse

Entre 2010 et 2013, un éleveur du Blanc dit avoir retrouvé plusieurs poulains morts, avec une oreille coupée - toujours la même. Un parallèle troublant avec la série noire de cette année 2020.

L'un des poulains retrouvés morts en 2018
L'un des poulains retrouvés morts en 2018 - Jérôme Seiller - DR

Y'avait-il des précédents dans l'affaire des chevaux mutilés ? Alors que la série noire de l'été continue (un cheval retrouvé blessé en Bretagne lundi matin, un autre ce week-end dans le Sud), l'Indre n'a toujours aucun cas signalé. Mais ces actes rappellent le souvenir d'autres affaires survenues, elles, il y a plusieurs années, dans un élevage du Blanc. 

Premières attaques dès 2007

Chez Jérôme Seiller vivent environ 300 poneys de race, élevés pour la compétition. Mais depuis plus d'une dizaine d'années, l'éleveur - également vétérinaire - subit des attaques incompréhensibles. Nous en parlions déjà dans cet article, publié au printemps 2018. En 2018 et 2019, en effet, Jérôme Seiller a retrouvé six de ses poulains morts, tués par balle (il a publié des photos sur les réseaux sociaux). Mais les événements de cette année 2020 jettent un nouvel éclairage sur ces actes. 

Une série de morts en 2010-2013, avec des oreilles coupées "toujours du même côté"

Contacté par téléphone, Jérôme Seiller dit aujourd'hui avoir perdu plus d'une vingtaine d'animaux au total. Selon lui, les premiers actes commencent en 2007 avec des chevaux empoisonnés. Mais le plus troublant, ce sont ces morts en série, entre 2010 et 2013. "Chaque année, j'ai eu quatre poulains retrouvés morts avec une oreille coupée. Toujours la même oreille. Je ne suis plus sûr de quel côté, mais ce qui m'avait marqué, c'est que c'était toujours du même côté. L'un avait été égorgé à la jugulaire. Les autres, je n'ai jamais su comment ils étaient morts. À part l'oreille coupée, ils étaient morts sans trace extérieure."

Un parallèle frappant avec les affaires de cette année 2020, partout en France. Plusieurs chevaux ont été retrouvés, là aussi, avec une oreille sectionnée et parfois sans trace de violences. Forcément, Jérôme Seiller a fait le lien. "J'y ai repensé, inévitablement. Après, est-ce que c'est la même chose ? Les mêmes personnes ? En tout cas, ce n'est pas l'oeuvre de seulement un détraqué ou un fou. Je pense que ces crimes sont payés, commandités par quelqu'un." Des actes exécutés par des mercenaires ? Un défi lancé sur les réseaux sociaux ? Un mouvement sectaire ? Les pistes avancées cette année sont vastes et pour l'instant, les forces de l'ordre n'ont annoncé aucune arrestation. Un portrait-robot a toutefois été diffusé après une attaque dans l'Yonne

La gendarmerie va se pencher à nouveau sur cette affaire

En attendant, Jérôme Seiller n'a pas retrouvé le ou les meurtriers de ses poneys. Il dit n'avoir pas porté plainte pour les premières affaires, par manque de confiance. "J'ai eu différentes expériences de dépôt de plainte, et ça n'a jamais donné grand-chose. Je pense que derrière, ça ne suit pas au niveau des parquets, des procureurs, etc." Lorsque, après quelques années de "calme", il retrouve de nouveaux poulains tués en 2018, il se décide finalement à déposer plainte, poussé par sa compagne. Sans résultat pour l'instant.

"Cela mérite qu'on s'y intéresse" dit la gendarmerie de l'Indre

Contactée par France Bleu, la gendarmerie de l'Indre dit cependant prendre au sérieux cette ancienne affaire. "Les oreilles coupées sont un marqueur qu'on retrouve effectivement dans les affaires de 2020, cela mérite qu'on s'y intéresse", précise la gendarmerie, qui compte se pencher très rapidement sur ce dossier et, peut-être, entamer de nouvelles investigations.

À lire aussi : CARTE - Retour sur la mystérieuse série de mutilations de chevaux ces derniers mois en France

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