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Faits divers – Justice

Cherbourg : chez les Scouts de France, libérer la parole après le drame

Dès le premier signalement d'agression sexuelle au mois de février, la section des Scouts et Guides de France de Cherbourg s'est mobilisée pour recueillir les témoignages des victimes et les entourer. Une politique de dialogue et de transparence encouragée au sein de l'organisation.

Cinq jeunes ont porté plainte contre l'ancien responsable de la section de Cherbourg pour agressions sexuelles et tentative de viol.
Cinq jeunes ont porté plainte contre l'ancien responsable de la section de Cherbourg pour agressions sexuelles et tentative de viol. © Maxppp - V. Vrel

Cherbourg - France

Pour le groupe de Cherbourg, ces révélations d'agressions sexuelles sur cinq jeunes par l'ancien responsable de la section sont un choc dont il est difficile de se relever. Des réunions, des ateliers ont permis d'échanger avec les enfants et les parents. L'équipe nationale a accompagné la section dans ces démarches, en aidant à mettre en place des groupes de parole. Des espaces ouverts à tous, pour que les jeunes partagent leur ressenti. La responsable locale du groupe explique qu'il s'agit aussi "savoir qu'il existe des prédateurs et apprendre à reconnaître les signes".  

Selon François Mandil, chargé de communication des Scouts et Guides de France (SGDF), la protection fait partie des missions du mouvement. Il était donc important de faire connaître cette affaire. Pour lui, "cela permet aux victimes de savoir que leur parole est prise au sérieux, et de se reconstruire, de passer au delà." C'est aussi une question de transparence : "cela permet de montrer que des prédateurs éventuels ne seront jamais couverts, que ce n'est pas chez nous qu'ils seront cachés et protégés."  

D'ailleurs, sur son site, le mouvement SGDF affiche une page dédiée à ces questions, où il est notamment indiqué qu'en cas d'affaire de violences sexuelles, les adultes encadrant ne doivent "jamais mettre en doute la parole des enfants", ni "se mettre à la place des enquêteurs." C'est aussi pour en finir avec le silence sur le sujet que le mouvement se porte partie civile dans l'enquête en cours. 

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