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Dossier : Stellantis ex-PSA à Sochaux

Chômage partiel chez Stellantis Sochaux : "Les salariés ne sont pas responsables de la pénurie" dénonce la CGT

Depuis le 29 mars dernier, la production de la Peugeot 308 est à l'arrêt sur le site Stellantis de Sochaux en raison de la pénurie de semi-conducteurs. Résultat : 150 salariés pourraient être au chômage partiel. A la fin du mois, leur salaire serait donc amputé d'une centaine d'euros.

La ligne de production des 308 à Sochaux, avant confinement.
La ligne de production des 308 à Sochaux, avant confinement. © Radio France - Christophe Beck

Des fiches de paye au rabais pour une partie des salariés de Stellantis. A la fin du mois d'avril, 150 salariés de l'usine (ex-PSA) de Sochaux pourraient voir leur fiche de paie amputée de plus de 15%. La faute au chômage partiel instauré par la direction du fait de la pénurie mondiale de semi-conducteurs, ces petites pièces dans les tableaux de bord qui manquent cruellement ces derniers mois du fait de la pandémie de Covid 19. Sans compter le navire coincé dans le canal de Suez qui a bloqué une partie des commandes...

Résultat :  les machines du système 1, qui concerne la production de la Peugeot 308, sont à l'arrêt depuis le 29 mars et les 700 salariés qui y travaillent d'ordinaire (personnels embauchés et intérimaires confondus) ne travaillent plus sur leurs postes habituels. Au total, ce sont plus de 6.000 voitures 308 qui devaient sortir de l'usine mais qui n'ont pas été produites.

"S'il y avait eu du stock, on ne serait pas dans cette situation"

Cette fluctuation de la production est prévue chez Stellantis, par une modulation du temps de travail. Cela a permis - pendant un temps - de maintenir les rémunérations des salariés à 100%. Mais désormais le déficit d'heures est trop important et certains salariés vont tomber dans le régime du chômage partiel, ce qui signifie un maintien du salaire à 84%.

"Cela représente une perte d'environ 100 euros en moyenne sur la fiche de paie" estime le secrétaire général de la CGT Stellantis Sochaux, Jérôme Boussard, "sans compter la perte des primes de transport et de repas, qui représentent également un peu de salaire pour les ouvriers". Par ailleurs, pour les 300 intérimaires qui travaillent sur ce système, cela veut dire "deux jours de moins sur leur fiche de paie" estime-t-il.

Face à la direction qui explique ne pas avoir d'autre choix, les syndicats ne cachent pas leur colère. "Les salariés ne sont pas responsables de la pénurie de pièces, ni de la politique de Stellantis qui veut fonctionner à flux tendus et supprimer les stocks" estime Jérôme Boussard. "S'il y avait eu du stock, des pièces en réserve, on ne serait sans doute pas tombé dans cette situation", estime-t-il.

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