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Faits divers – Justice

Le "repenti" Chossat devant la cour d'appel de Bastia pour escroquerie

mercredi 20 juin 2018 à 21:47 Par Marion Galland et Alexandre Sanguinetti, France Bleu RCFM

On le connaît pour être le « premier repenti de France », Claude Chossat était jugé ce mercredi à Bastia pour une affaire d’abus de biens sociaux

Le tribunal de Bastia
Le tribunal de Bastia © Maxppp - Maxppp

Bastia, France

Deux ans de prison dont un avec sursis, 100.000 euros d'amende et 10 ans d'interdiction de gérer une société ont été requis ce mercredi à l'encontre de Claude Chossat, présenté comme un proche du gang de la Brise de mer. Il comparaissait entre autres pour des faits d'escroquerie.

Celui qui est présenté comme le premier repenti en France - mais qui n'en a pas le statut juridique - est accusé dans cette procédure, d'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit, faux et usage de faux en écriture, abus de biens sociaux et de plusieurs faits d'escroquerie. 

Regrets

Des faits que Claude Chossat a en partie contestés à l'audience. Il reconnait des erreurs de gestion, quelques dérapages, « mais à hauteur de 200 ou 250.000 €, pas le million que l'on m'impute », dit-il. « Je ne comprends pas ces chiffres », a asséné plusieurs fois l'accusé qui a affirmé regretter ses agissements. 

Ses avocats ont d'ailleurs plaidé la clémence de la Cour, à la fois sur la peine de prison et sur le montant de l'amende jugé exorbitant. La défense qui a rappelé la situation particulière de leur client gravement menacé.

Une visioconférence et un problème d'adresse

D'ailleurs, l'autre débat qui a agité la cour c'est celui de l'adresse de Claude Chossat. Ce dernier, cheveux court, barbe et moustache sombre, comparaissait pour des raisons de sécurité en visioconférence depuis un endroit tenu secret. 

Un des avocats des parties civiles s'en est d'ailleurs ému. « Si je n'ai pas l'adresse de l'accusé », a plaidé Me Stéphane Recchi pour le liquidateur judiciaire, « comment pourrais-je effectuer le recouvrement ? Sans cette adresse, votre décision sera une décision de principe, inexécutable ! », a-t-il conclu.

La décision a été mise en délibéré au 19 septembre.

En première instance, en avril 2017, devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio, Claude Chossat avait été condamné à 30 mois de prison et 100.000 euros d'amende dans cette affaire.