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Faits divers – Justice

Christophe Castaner : les pompiers "ne doivent pas" refuser d’intervenir

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le ministre de l’Intérieur, invité ce vendredi de France Bleu Occitanie, estime que les pompiers ne doivent pas refuser d’intervenir, même en cas de situation tendue. Christophe Castaner passe une partie de la journée dans le Tarn-et-Garonne, sur le sujet du malaise des pompiers.

Christophe Castaner se rend à Montauban ce vendredi visiter une plate-forme expérimentale de coordination des secours.
Christophe Castaner se rend à Montauban ce vendredi visiter une plate-forme expérimentale de coordination des secours. © AFP - Ludovic Marin

Montauban, France

Interrogé ce vendredi matin sur France Bleu Occitanie sur le malaise des pompiers, Christophe Castaner a répondu à cette interrogation que nombre d'entre eux avouent avoir, devant la successions d’agressions de pompiers, comme à Chanteloup-les-vignes ou Castres la semaine dernière : doivent-ils refuser d’intervenir lorqu'ils risquent des violences ? "Ils ne doivent pas, ils ne le font pas." Le ministre de l’intérieur rappelle également qu’il y a "des endroits, où avant d’intervenir, ils doivent attendre la présence des policiers ou des gendarmes pour les protéger." "Dans les quartiers sensibles, nous avons demandé aux préfets de faire une cartographie", a-t-il expliqué.

"Depuis un mois et demie, nous expérimentons les caméras-piétons, dont sont équipés aujourd’hui les policiers et les gendarmes", a poursuivi Christophe Castaner. "C’est un élément qui doit nous permettre de faire de la prévention [...] et de la judiciarisation. Chaque fois qu’un pompier est agressé, je leur demande de porter plainte de manière systématique. C’est ça qui augmente, ce sont les plaintes, et c’est une bonne chose." Le ministre de l'Intérieur dit également travailler avec le président de la République à renforcer un plan d'action pour protéger les interventions des pompiers, les forces de sécurité, et renforcer la présence dans les quartiers.

Plus de la moitié des agresssions sont issues de personnes que l'on vient secourir

Alors que les pompiers de France multiplient les actions pour montrer leur mécontentement et leur surcharge de tâches, et que les SAMU de France sont en pleine réorganisation, Christophe Castaner a également voulu remettre la réalité des faits au centre du débat : "Je reprends les mots du président des sapeurs-pompiers volontaires qui m’accompagnera d’ailleurs tout à l’heure, on ne mesure pas forcément une augmentation du nombre d’agressions. Plus de la moitié des agressions sont issues des personnes que l’on vient secourir elles-mêmes. Qui sont dans un état qui peut être personnel, qui peut être lié à la drogue, à l’alcool ou à des problèmes psychologiques ou psychiatriques."

Un "projet unique, ambitieux, innovant" à Montauban

Le ministre de l'Intérieur se rend ce vendredi à Montauban, où il doit notamment visiter un centre expérimental de coordination entre les pompiers du Tarn-et-Garonne et le SAMU du département, avec un numéro d'appel unique. "Ce projet est un projet unique, innovant, ambitieux. Il doit permettre de lier les interventions de nos pompiers, mais aussi de nos ambulanciers, de nos secours d’urgence, sanitaires et sociaux, pour être plus efficaces."

"C’est une première réponse aux tensions", a-t-il estimé. Selon Christophe Castaner, depuis 10 ans, les services d’intervention et de secours ont connu une augmentation de 50% du nombre d’ interventions annuelles pour les urgences aux personnes. Cela représenterait 85% de l’activité des pompiers. "Cela provoque une saturation, des difficultés d'intervention, et donc il faut agir." Le ministre de l'intérieur a également indiqué qu'il avait reçu récemment les partenaires sociaux pour parler de leur retraite spécifique des pompiers.

Des policiers supplémentaires à Toulouse comme ailleurs

Jean-Luc Moudenc demandait en juin dernier des renforts de police. Que répond le minstre de l'Intérieur au maire de la quatrième ville de France ? "Je lui réponds ce que nous faisons pour l’ensemble du territoire national.[...] On n’est pas sur une cartographie qui doit s’appliquer par rapport à la taille de la ville. [...] Il faut des moyens supplémentaires pour Toulouse, pour l’ensemble du territoire. Quand les gens sortent d'école, nous faisons une répartition nationale, et Toulouse n'est pas oubliée", a insisté Christophe Castaner.

Le ministre de l'Intérieur a rappelé porter "un plan de recruterment de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires sur le plan national, dont Toulouse. En 2018, on a déjà eu une croissance des effectifs sur Toulouse. On a un maintient cette année d’un haut niveau de présence. Mais par contre, sur Toulouse on a une sur-sollicitation de nos forces, en particulier liées aux manifestations des gilets jaunes."

Alors que l'on apprenait ce jeudi que deux policiers étaient renvoyés en correctionnelle pour être jugé pour violence volontaire à Paris, lors de manifestations de "gilets jaunes", qu'en est-il des plaintes déposées notamment à Toulouse ? Réponse du ministre : "Vous savez, ce n’est pas la police qui enquête sur elle-même, même si l’expression « La police des polices » est charmante. La réalité, c’est que les enquêtes sont conduites sous l’autorité d’un procureur de la République. [...] S’il y a des fautes, elles doivent être sanctionnées. C’est la responsabilité du procureur qui dirige l’enquête d’en décider, c’est ce qui s’est passé sur Paris."

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