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Chute d'un téléphérique en Italie : dans les Pyrénées, "on dort sur nos deux oreilles"

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Par , France Bleu Occitanie

Alors que 14 personnes ont perdu la vie en Italie dans la chute d'un téléphérique, les professionnels des Pyrénées se veulent rassurants. Ils expliquent que les contrôles sont fréquents et très encadrés.

Peyragudes
Peyragudes © Radio France - Matthieu Soldano

Quatorze personnes ont perdu la vie en Italie ce dimanche 23 mai après la chute d'un téléphérique et cela pose la question de la sécurité dans nos montagnes. Des accidents de remontées mécaniques, il y en a eu une trentaine dans le monde en 50 ans, dont deux dans les Pyrénées. En mars 1987, un pylône de télésiège s'effondre à Luz-Ardiden dans les Hautes-Pyrénées ; sept personnes meurent. En février 2013, un "œuf" de Gourette dans les Pyrénées-Atlantiques se décroche à un mètre du sol, tout près de l'arrivée ; à bord les deux skieurs ne sont pas blessés.

Le contrôle du ministère des transports

Mais cela reste extrêmement rare disent tous les professionnels contactés, parce que tout est très contrôlé. Les stations de ski sont placées sous la tutelle du ministère des Transports, avec une cellule dédiée : le STRMTG, Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés. La règlementation est inspirée de l'aérien : tous les quinze ans puis tous les dix ans puis tous les cinq ans, des grandes visites ont lieu. 

Les stations embauchent alors des maîtres d'œuvre et des techniciens pour démonter, inspecter, remonter tous les appareils , et changer ce qui dysfonctionne, ce qui coûte autour de 500 à 600.000 euros, soit environ 10% de prix d'un télésiège neuf. Les câbles sont eux contrôlés tous les trois ans. 

"On est des professionnels du transport par câble"

À Ax-les-Thermes, en Ariège, par exemple, les techniciens des stations passent près d'un mois par an à vérifier la vingtaine de remontées mécaniques, empruntées par environ 400.000 personnes par an, et soumettent leur résultat au ministère qui donne -ou non- l'autorisation d'ouvrir pour la saison suivante. "Des tests de freinage ont encore été faits cette semaine. Il faut bien avoir en tête que l'on est des professionnels du transport par câble", explique Fabrice Esquirol, directeur d'exploitation. "Je dors sur mes deux oreilles, je suis serein", ajoute le maire d'Ax, Dominique Fourcade.

Choix de la station

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