Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : L'explosion de Bas-en-Basset

Cinq ans après l'explosion du chalet "Ranchevoux", Bas-en-Basset rend hommage aux trois victimes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

Le 12 juin 2015, une maison abandonnée à la périphérie de Bas-en-Basset (Haute-Loire) était soufflée par une violente explosion. Des décombres, les sauveteurs vont retirer les corps de trois adolescents, Tristan, Maxime et Bastien, et prendre en charge le seul survivant, Robin, gravement blessé.

Le square des anges à Bas en Basset dédié aux trois victimes
Le square des anges à Bas en Basset dédié aux trois victimes © Radio France - Yves Renaud

Le 12 juin 2015 vers 15 heures, une maison abandonnée à la périphérie de Bas-en-Basset (Haute-Loire) était soufflée par une violente explosion. Des décombres, les sauveteurs vont retirer les corps de trois adolescents, Tristan, Maxime et Bastien, et prendre en charge le seul survivant, Robin, gravement blessé. Depuis l’explosion, l’enquête est passée par plusieurs phases et a été relancée en août 2019 avec une nouvelle information judiciaire. Depuis, les familles sont toujours dans l’attente d’une convocation par le juge pour savoir enfin si les nouvelles pistes d'enquête ont bien été prises en compte.

Cinq ans après, les familles sont toujours dans l’expectative

Juste après l'explosion, les premières pistes vont conduire les enquêteurs a soupçonner la fabrication par les adolescents de matière explosive à base de TATP, une matière très instable, utilisée dans les jeux d'airsoft. Mais l’audition du seul survivant, Robin, va infirmer cette thèse. Ils ont juste trouvé dans le chalet cette matière cachée et c’est en la déplaçant que l’explosion est survenue

Au bout de trois ans, et sans élément nouveau, le dossier sera classé sans suite en mars 2018 par le parquet du Puy-en-Velay. Un classement insupportable pour les familles qui vont avec leur nouvel avocat obtenir l’ouverture d’une information judiciaire en août 2019. 

Des questions sans réponses

Depuis, rien n’a vraiment avancé, les parents restent avec des questions sans réponses. Qui a fabriqué et déposé ce TATP dans le chalet ? La piste terroriste de l’ETA reste en suspens. Y a-t-il eu des relevés de traces ADN et des relevés téléphoniques ? Et qui est le mystérieux « chimiste » évoqué à plusieurs reprises par les jeunes de la commune ? 

Leur avocat, le clermontois Gilles Jean Portejoie, qui avait réussi a relancer le dossier malgré le classement sans suite du parquet, est lui aussi dans l’attente. "Cela fait un an qu’on a déposé plainte, ce qu’il faudrait maintenant, c’est que le juge nous convie et procède à l’audition des parties civiles. Ce qui leur permettra de prendre connaissance du dossier, c’est la  moindre des choses et ça, on l’attend avec impatience."

Une attente est insupportable

Alain Saez le père de Maxime, est à la fois désespéré et irrité par l’inertie de la justice. "Cela nous fait rager, personne nous tient au courant et on se pose la question depuis le début de savoir si on cherche pas à cacher quelque chose et ça nous met encore plus dans l’expectative. On vit au jour le jour, c’est terrible ce qui nous est arrivé, on essaye de faire entendre notre voix dans un système judiciaire rouleau  compresseur et qui est pas humain."

L'an dernier, les familles avaient organisé un lacher de ballons
L'an dernier, les familles avaient organisé un lacher de ballons © Radio France - Fabrice Hawkins

Les familles des victimes ont décidé cette semaine d’adresser un courrier officiel à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Elles demandent à être reçues par le juge charge de l'enquête pour au moins avoir accès aux évolutions du dossier. Ce samedi 13 juin, avec le contexte du Covid-19, les familles des victimes n’ont rien organisé au square des anges à Bas-en-Basset. Les habitants sont juste invités à déposer une fleur ou une bougie à la mémoire des trois adolescents Maxime, Bastien et Tristan.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess