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Cinq ans après la mort de huit personnes dans l'incendie de la rue Myrha, le procès s'ouvre à Paris

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

C'est l'un des incendies criminels les plus meurtriers de ces dernières années, à Paris. La Cour d'assises de Paris juge à partir de ce lundi l'homme accusé d'être à l'origine de la mort de huit personnes dans l'incendie de leur immeuble, au 4 rue Myrha, en septembre 2015.

L'incendie de l'immeuble du 4 rue Myrha avait coûté la vie à huit personnes dont quatre membres d'une famille d'origine sénégalaise.
L'incendie de l'immeuble du 4 rue Myrha avait coûté la vie à huit personnes dont quatre membres d'une famille d'origine sénégalaise. © Maxppp - Erwan Thepault

Thibaud G. comparait à partir de ce lundi devant la cour d'assises de Paris, cinq ans après l'incendie de l'immeuble du 4 rue Myrha, dans le 18ème arrondissement de la capitale. 

L'accusé n'est autre que l'un des locataires de l'immeuble aujourd'hui âgé de 24 ans. La nuit du drame, c'est lui qui avait appelé les pompiers pour signaler un départ de feu dans sa boîte aux lettres. Sur place, les pompiers ne constatent pas de départ de feu mais relèvent un papier calciné sous les boîtes aux lettres. 

Puis, ils sont rappelés deux heures plus tard. Cette fois, le brasier est énorme. Des habitants hurlent aux fenêtres, certains sautant pour échapper aux flammes. Le bilan est lourd : huit morts dont deux enfants de 8 et 14 ans. 

Une terrible erreur judiciaire

Quelques heures après l'incendie, les policiers interpellent Mourad S., un SDF de 36 ans, dont la seule faute est d'avoir traîné dans le quartier le soir des faits. Un pompier l'a vu sur les lieux du drame. Et lorsqu'il est arrêté dans une laverie où il a passé la nuit, il a avec lui quatre briquets et une bougie.

Malgré ses dénégations et le manque d'indices concrets sur les lieux, il est placé en détention provisoire. Une longue année en cellule l'attend, alors que l'enquête se poursuit. Un homme attire alors l'attention des enquêteurs. Il s'agit de Thibaud G., étonnant locataire du 4 rue Myrha qui avait appelé les pompiers le soir du drame. 

Le rebondissement

Le 2 septembre 2016, un an après l'incendie, une cérémonie d'hommage est organisée. Thibaud G. y prend part et témoigne dans la presse.  "J’ai bénéficié d’un très court suivi psychologique et d’un logement, mais c’est tout", expliquait-il au Parisien. "Malgré les plaintes déposées, nous ne savons rien de l’instruction. Pourquoi l’immeuble est-il toujours condamné alors que les relevés scientifiques ont été effectués. J’ai perdu mon emploi, mon employeur m’a licencié parce que je ne tenais plus le coup… Qui pense encore aux victimes qui sont décédées et à celles qui ont survécu ? ».

Son comportement et les témoignages défavorables des voisins incitent les enquêteurs à placer Thibaud G. en garde à vue. Le jeune homme avoue alors avoir mis le feu à une poussette laissée dans l'entrée. Les recherches réalisées sur son ordinateur dévoilent ses nombreuses recherches sur des incendies.  Lors de ses interrogatoires, il n'en dira guère plus sur les raisons de son geste, expliquant être sous l'emprise "d'amis imaginaires".

Le sans-abri accusé à tort est alors immédiatement libéré. Mais il attend toujours d'être indemnisé.

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