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Cinq ans de prison pour avoir imposé des relations sexuelles à son fils

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Une mère de famille de 45 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel de Montbéliard à cinq ans de prison pour avoir imposé à deux reprises des relations sexuelles à son fils, âgé alors de 8 ans. Elle comparaissait pour agression sexuelle par ascendant et non pour viol, car en droit français, une femme ne peut être auteure d’un viol.

salle d'audience tribunal correctionnel de Montbéliard
salle d'audience tribunal correctionnel de Montbéliard © Radio France

Le tribunal correctionnel de Montbéliard a condamné ce jeudi une mère de famille à cinq ans de prison pour agression sexuelle par ascendant. Elle a imposé à deux reprises des relations sexuelles à son fils, âgé alors de huit ans. La victime, Adrien, est âgée aujourd’hui de 17 ans

Cette femme de 45 ans n'a pas reconnu les faits. C’est l’avocate de la partie civile, maître Laurence Clauss, qui parle. Engoncée dans son mutisme, les yeux hagards, la petite femme se contente de réponses évasives. Juste un oui ou un non. Et de nombreux silences.

Misère sociale

Et pourtant, les faits sont graves. A deux reprises au moins, à son domicile de Pont-de-Roide, elle a contraint son fils de huit ans à l’époque à des relations sexuelles avec elle. Jusqu’à la pénétration. Une relation incestueuse sur fond d’alcool, de brimades, de coups et de misère sociale… absolue.

Le garçon, absent de l’audience, s’est contenté de faire savoir qu’il avait hâte que cette procédure judiciaire se termine et qu'il ne souhaitait aucunement revoir sa mère.  

Le procureur, Lionel Pascal, relève une double sidération. Celle de cette mère de famille, enfermée dans son silence, et celle de ce tribunal atterré par cette terrible agression. Le magistrat explique que les faits relèvent de la cour d’assises. Mais en droit français, une femme ne peut pas être auteur de viol. 

Le procureur réclame sept ans de prison. La cour retiendra cinq ans. Avec le retrait définitif de l’autorité parentale. La petite femme est repartie encadrée par les gendarmes en direction de la maison d’arrêt de Mulhouse. 

Maître Laurence Clauss, avocate au barreau de Montbéliard.

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