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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Cinq "gilets jaunes" bloqueurs de l'autoroute A84 en garde à vue

jeudi 29 novembre 2018 à 13:04 Par Marc Bertrand, France Bleu Cotentin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Armorique et France Bleu

Cinq manifestants qui avaient bloqué l'autoroute A84 à Guilberville dans la Manche à partir du 17 novembre ont été convoqués ce jeudi à la gendarmerie de Saint-Lô et placés plusieurs heures en garde à vue, notamment pour dégradations.

Une trentaine de gilets jaunes sont venus soutenir les ex-de l'A84 convoqués à la gendarmerie.
Une trentaine de gilets jaunes sont venus soutenir les ex-de l'A84 convoqués à la gendarmerie. © Radio France - Marc Bertrand

Saint-Lô, France

Cinq "gilets jaunes" qui avaient participé au blocage de l'autoroute A84 pendant quatre jours et trois nuits entre le 17 et le 21 novembre ont été convoqués à la gendarmerie et placés plusieurs heures en garde à vue ce jeudi matin à la caserne de gendarmerie de Saint-Lô. 

Dès qu'on est arrivés ce n'était plus une audition libre, on m'a signifié mon placement en garde à vue. Ils nous mettent ça sur le dos parce qu'on est soi-disant organisateurs, mais on a juste tenté de sécuriser la manifestation. Ils veulent des coupables."

"Ils nous ont dit qu'il y avait 104 000 euros de dégâts recensés par la DIRNO avec les panneaux et les enrobés, et pas 200 000 euros comme a dit la préfecture", remarque Sami Lahmar, l'un des gardés à vue, ressorti au bout de quatre heures d'interrogatoire. "Ils nous ont choisi parce qu'on apparaît sur une vidéo où on donne des consignes de sécurité"

Une trentaine de gilets jaunes venus les soutenir devant la gendarmerie

Convoqués notamment pour "manifestation non-déclarée", "dégradations sur la voie publique" et "entrave à la circulation", ainsi que pour "refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter" pour l'un d'entre eux, ils ont été interrogés par la gendarmerie en présence d'au moins une avocate caennaise. 

Je ne suis pas un casseur. Je n'ai rien cassé. On s'attendait à 200 personnes sur le rond-point, on s'est retrouvés à plus de 1000. Chacun a fait son truc de son côté, après c'est plus facile d'attraper seulement une poignée de personnes."

Une trentaine de gilets jaunes venus de Saint-Lô, mais aussi d'Avranches et Villedieu sont venus les soutenir devant les grilles de la gendarmerie. "Vu comme c'est parti, on va être convoqués au tribunal, c'est certain", affirme Sami Lahmar. Les cinq gilets jaunes sont tous ressortis libres au plus tard au bout de 10 heures de garde à vue. Le parquet de Coutances refuse pour le moment d'indiquer s'il compte engager des poursuites.