Faits divers – Justice

Cinq "futurs braqueurs" présumés devant la justice à Nancy

Par Angeline Demuynck, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu jeudi 14 septembre 2017 à 17:58

Les cinq suspects comptaient visiblement s'en prendre à un fourgon blindé - photo d'illustration
Les cinq suspects comptaient visiblement s'en prendre à un fourgon blindé - photo d'illustration © Maxppp - Richard Mouillaud

Cinq hommes comparaissent ce vendredi devant la justice à Nancy pour des projets de vols à main armée. Ils ont été interpellés avant de passer à l'acte grâce à des écoutes téléphoniques de la police.

Ils ont parlé de leurs projets pendant des semaines au téléphone. Cinq hommes soupçonnés d'avoir planifié des braquages dans les Vosges et en Haute-Saône comparaissent ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Nancy pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime", certains en récidive.

Différentes cibles

Placés sur écoute, fin 2015, dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants, deux des suspects ont rapidement attiré l'attention de la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Nancy. Ils évoquaient des locaux "très discrets" repérés à Mirecourt: "pas de vis à vis, enfin bon tu m'as compris" dit l'un d'eux à son ami. Des locaux destinés selon les enquêteurs à accueillir les véhicules achetés pour les braquages. Plusieurs cibles sont également évoquées : le siège d'une société de transport de fonds à Golbey, un fourgon blindé ou encore une Poste en Haute Saône. L'analyse des déplacements des cinq hommes et de leurs conversations téléphoniques met au jour de nombreux allers-retours en pleine nuit autour des différentes cibles : des repérages nocturnes et surveillance de deux des salariés de la société de Golbey.

Lors de leur interpellation en février 2016, la police découvre chez chacun des suspects le matériel du parfait braqueur : talkie-walkie, oreillettes, gilets pare-balle, fusils, revolvers, cagoules, et voitures. Tous ont fini par reconnaître les faits sauf un, un habitant de Mirecourt. C'est lui qui aurait contacté les autres, rencontrés en prison quelques années plus tôt. Confronté par les enquêteurs, cet homme de 59 ans reconnait avoir eu l'idée de braquer le bureau de transports de fonds, mais sans aller plus loin. D'ailleurs, pour expliquer ses déplacements nocturnes, il évoque une simple partie de "pêche à l'anguille".