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Faits divers - Justice

Cinq hommes jugés en correctionnel à Tours après une fusillade dans le quartier du Sanitas en 2017

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Par , France Bleu Touraine

Le 4 juillet 2017, un homme a été atteint de deux balles de pistolet alors qu'il était sur la terrasse d'un bar du Sanitas, à Tours. Cinq hommes comparaissent jusqu'à jeudi soir pour leur implication dans cette fusillade liée au trafic de drogue. Un des prévenus affirme être le tireur.

Les cinq prévenus sont en détention provisoire depuis plus d'un an
Les cinq prévenus sont en détention provisoire depuis plus d'un an © Radio France - ©Boris Compain

Indre-et-Loire - France

Cinq hommes comparaissent depuis mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Tours : Ils sont accusés d'avoir été mêlés, à des degrés divers, à une fusillade qui a eu lieu dans le quartier du Sanitas, le 4 juillet 2017. Ce jour-là, vers 13H15, un scooter sur lequel se trouvent deux personnes au visage dissimulé s'arrête devant la terrasse d'un café de la place Saint-Paul. Le passager du deux-roues tire à plusieurs reprises sur un homme qui se trouve attablé avec des amis. La victime reçoit deux balles de 9 millimètres dans la cuisse.

Une rivalité entre Africains et Maghrébins sur fond de trafic de cannabis

Dans le box des accusés, il y a trois frères et deux de leurs amis, tous en prison depuis plus d'un an. Plusieurs ont déjà été condamnés pour trafic de stupéfiants. Une rivalité entre familles africaines et maghrébines sur fond de trafic de cannabis au Sanitas est d'ailleurs à l'origine de cette fusillade.  

Un des prévenus, au casier judiciaire déjà chargé, a décidé de tout prendre sur lui, après avoir nié pendant des mois : "

les autres n'ont rien fait, ils ne méritent pas d'être en prison" 

jure l'aîné des trois frères. Il explique que "des blacks du quartier" les harcelaient, lui et sa famille : Fin mai, ils cassent le bras de son frère, âgé de 21 ans et suspecté d'être une balance.  Cinq jours plus tard, une rixe oppose une quarantaine de personnes des deux communautés. 

L'homme qui affirme être le tireur explique que le jour de la fusillade, ses "nerfs ont pris le dessus" après que sa future victime ait percuté volontairement son scooter avec sa voiture. Deux heures plus tard, il ouvre le feu au pistolet neuf millimètres sur la terrasse du café, pour donner un avertissement : "je voulais juste le blesser à la jambe. J'aurais pu l'achever quand je suis passé à coté, en repartant, si j'avais voulu...mais ce que j'ai fait, ça se fait pas, c'est sur. J'aurai pu tuer quelqu'un sur la terrasse avec une balle perdue". La victime n'était en effet pas seule sur la terrasse lors de la fusillade...même si elle n'a jamais voulu dire aux enquêteurs qui étaient les personnes qui se trouvaient avec elle.

Reste beaucoup de questions sans réponses précises, après cette première journée d'audience : par exemple d'ou viennent les nombreuses armes trouvées chez les uns et les autres et qui conduisait le scooter dont le tireur était le passager? Le procès doit durer jusqu'à jeudi soir.

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