Faits divers – Justice

Forcené abattu à Échirolles : garde à vue levée pour les cinq policiers

Par Tommy Cattaneo et Maxime Bacquié, France Bleu Isère et France Bleu samedi 29 octobre 2016 à 4:45 Mis à jour le samedi 29 octobre 2016 à 20:09

C'est dans ce quartier résidentiel d'Échirolles que se sont déroulés les faits vendredi soir vers 20h.
C'est dans ce quartier résidentiel d'Échirolles que se sont déroulés les faits vendredi soir vers 20h. © Radio France - Maxime Bacquié

Placés en garde à vue vendredi soir après avoir abattu un homme de 52 ans qui les menaçait avec une arme, cinq policiers ont quitté le commissariat de Grenoble à 14h ce samedi. L'enquête confiée à l'IGPN devra déterminer s'ils ont agi en état de légitime défense.

La garde à vue des cinq policiers isérois qui ont abattu un forcené à Échirolles vendredi soir a été levée ce samedi après-midi. Ils ont fait usage de leurs armes de service pour neutraliser un homme de 52 ans, ivre, qui les menaçait avec une arme.

Au départ, un conflit de voisinage

Vers 20h, deux équipages de police sont appelés rue Beaudelaire, à Échirolles, dans un quartier résidentiel, près de l'hôpital Sud. Sur place, les cinq agents trouvent un homme très excité, dans son jardin. Il vient de se disputer et de menacer son voisin.

Le forcené avait une arme cachée dans son pantalon

L'homme semble ivre, il brandit une machette. Les policiers lui demandent de lâcher son arme. L'homme s'exécute, il plante la machette dans le sol et en même temps avec son autre main, se saisit d'une arme dans son dos, qui s'est révélée être un pistolet d'alarme. Avec cette arme il vise les forces de l'ordre, qui répliquent immédiatement. Quatre des cinq agents présents font feu avec leur arme de service. Le cinquième tire avec un fusil d'assaut. Le forcené de 52 ans est touché par plusieurs balles. Il meurt sur le coup.

La victime : un père de famille inconnu des services de police

La victime n'était pas connu des services de police. Père de quatre enfants, ce cinquantenaire travaillait comme carrossier à la Semitag, le réseau de transport de l'agglomération grenobloise. Son corps sera autopsié lundi.

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