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Trop de suicides depuis le pont de Brotonne, un garde-corps plus haut sera installé l'été prochain

Le Département de Seine-Maritime va installer des gardes-corps sur le pont de Brotonne, théâtre de trop nombreux suicides. Cinq suicides rien qu'en 2020. Les travaux de sécurisation ont été demandés par les élus et l'entreprise Révima, qui se trouve juste en dessous de l'ouvrage.

Le pont de Brotonne enjambe à la fois la route départementale et le site Révima, classé Seveso.
Le pont de Brotonne enjambe à la fois la route départementale et le site Révima, classé Seveso. © Radio France - Christine Wurtz

C'est la hantise des élus du secteur, mais surtout celle des salariés de l'entreprise Révima et des automobilistes qui empruntent la départementale située juste en dessous du pont de Brotonne. Certains ont déjà vu tomber un corps dans l'enceinte de l'entreprise, ou sur la route. Bastien Coriton, le maire de Rives-en-Seine se souvient d'une automobiliste qui avait reçu une paire de lunettes sur son pare-brise. Le corps était tombé juste derrière sa voiture. Un traumatisme aussi pour les agents de sécurité de Révima, qui sont souvent les premiers à intervenir, de jour comme de nuit, quand ils sont témoins d'un suicide. "C'est compliqué oui, parce qu'il y a la peur d'y assister, ça reste un évènement traumatisant au delà du drame humain qui se joue" confirme Séverine Joubert, qui travaille au service Hygiène et Sécurité de l'entreprise. Cinq suicides rien qu'en 2020, dont deux dans le site même, installé là depuis 100 ans, bien avant la construction du pont. Le maire de Rives-en-Seine et son collègue de Vatteville-la-Rue avaient alors écrit au président du Conseil Départemental de la Seine-Maritime pour lui demander des travaux de sécurisation. Ils seront faits l'été prochain. Un prototype a déjà été installé sur le pont. 

Un prototype a été installé sur le pont et les travaux de sécurisation seront effectués l'été prochain, à la demande notamment du maire de Rives-en -Seine, Bastien Coriton.
Un prototype a été installé sur le pont et les travaux de sécurisation seront effectués l'été prochain, à la demande notamment du maire de Rives-en -Seine, Bastien Coriton. © Radio France - Christine Wurtz

Des gardes-corps métalliques vont être fixés sur la rembarde, jusqu'à deux mètres cinquante de hauteur pour empêcher quiconque d'enjamber le parapet. "On n'empêchera jamais quelqu'un de franchir le garde-corps, cependant le premier objectif c'était de sécuriser les deux routes et le site industriel" explique Bastien Coriton. Pour éviter les sur-accidents ou plus grave puisque Révima est un site classé Seveso. Le dispositif sera installé sur 240 mètres de long des deux côtés du pont, rive droite, là où l'ouvrage enjambe à la fois la route et l'entreprise. Coût de l'opération : 80.000 euros pour le Département. Les élus espèrent aussi l'installation prochaine d'un nouveau système de vidéosurveillance sur l'ouvrage. 

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