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Faits divers – Justice

Cinq travailleurs détachés des Bouches-du-Rhône attendent toujours d'être indemnisés

lundi 11 mars 2019 à 9:25 Par Camille Payan, France Bleu Provence

Cinq travailleurs détachés marocains dénoncent l'esclavage dont ils estiment avoir été victimes dans des exploitations agricoles des Bouches-du-Rhône. Ils attendent depuis des mois d'être indemnisés mais l'audience sera sans doute de nouveau reportée ce lundi après-midi à Arles.

Des travailleurs saisonniers dans une vigne. Photo illustration.
Des travailleurs saisonniers dans une vigne. Photo illustration. © Maxppp - Christian Watier

Arles, France

La décision du tribunal des prud'hommes d'Arles sera sans doute une nouvelle fois reportée ce lundi. Et pour la CGT d'Avignon, cette fois la coupe est pleine. Cela fait des mois que cette affaire dure. En attendant, ces Marocains, dont deux femmes vivant à Avignon, n'ont pas de papiers et ne sont pas protégés. Ces travailleurs détachés ont saisi les prud'hommes pour dénoncer l'esclavage dont ils estiment avoir été victimes dans des exploitations agricoles des Bouches-du-Rhône. Ils racontent avoir travaillé certains mois d'été 260 heures, sept jours sur sept, 12 heures par jour pour toucher entre 300 et 1.500 euros les mois les plus remplis.

Tous ont été employés via une agence d’intérim espagnole, Laboral Terra, donc sous le droit espagnol qui est plus avantageux pour les exploitations. La CGT d'Avignon les accompagne depuis plusieurs années et attend maintenant une décision rapide des prud'hommes. 

Franck Ariès élu CGT du Vaucluse est persuadé qu'ils obtiendront gain de cause mais quand ? se demande t-il.