Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Cinq viticulteurs jugés à Montpellier pour une tentative d'action commando près de Bordeaux en 2017

mardi 17 avril 2018 à 16:42 Par Pascale Viktory et Claire Moutarde, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Gironde et France Bleu Hérault

Une centaine de vignerons de l'Hérault et du Gard s'est rassemblée ce mardi devant la cité judiciaire de Montpellier pour soutenir cinq des leurs qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour association de malfaiteurs. Le jugement sera rendu le 21 juin.

Une centaine de viticulteurs présents devant le tribunal de Montpellier  pour soutenir leurs collègues
Une centaine de viticulteurs présents devant le tribunal de Montpellier pour soutenir leurs collègues © Radio France - Claire Moutarde

Montpellier, France

Cinq viticulteurs héraultais comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour un projet d’opération commando dans le bordelais. Les faits ont été qualifiés d’association de malfaiteurs. Le 3 mai 2017, ils avaient été arrêtés au péage de Saint Selve près de Bordeaux. 32 personnes, héraultais et gardois, étaient alors à bord de 4 véhicules ( dont des mini bus) chargés de masses, de merlins (haches), sept cocktail Molotov, des jerrycans d'essence et des bombes lacrymogènes.  

Parmi les prévenus, le président de la cave coopérative de Servian

Parmi les cing prévenus, Martial Borries, le président de la cave coopérative de Servian, l'une des plus grosses caves coopératives du département. Mais aussi Thierry Rocamora, qui a déjà participé à un commando à Sète en 2007, Pascal Ruze-Torres, membre du CA de la cave coopérative de Servian, Claude Jeanjean, vice-président de la cave coopérative, et Stéphan Picas, viticulteur.

Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, a requis contre Martial Borries lui la plus lourde peine, 2 ans de prison avec sursis avec mise à l'épreuve. Les autres peines vont d'un an avec sursis à 15 mois avec sursis avec mise à l'épreuve à chaque fois. 

"Certains avaient pris l'habitude de se penser intouchables. La loi est la même pour tous".

Martial Borries a accusé le procureur de la République 

"Vous voulez un coupable sur cette opération pour tuer le CRAV. Mais cette opération, ce n'est pas le CRAV. On voulait juste discuter, donner un avertissement aux bordelais, les impressionner mais pas casser. Je ne suis pas un délinquant ni un malfaiteur. Je défends une profession"

"On ne criminalise pas des syndicalistes"

Les viticulteurs avaient fait appel à des ténors des barreaux pour les défendre, Maître Dupond-Moretti, Maîtres Jean-Robert Phung et Gilles Gauer. Dans sa plaidoirie Mtre Dupont-Moretti a demandé la relax pour les cinq prévenus : "On ne criminalise pas des syndicalistes".

A l'extérieur, un peu plus de cent viticulteurs sont venus soutenir les cond prévenus.

"On ne cautionne pas la casse, bien entendu, mais vu la situation économique dans laquelle se trouve la viticulture, on peut comprendre qu'il y ait parfois des heurts. C'est simplement pour défendre notre beefsteak." Serge, vigneron de la cave de l'Occitane à Servian 

Les vignerons présents dénoncent les importations de vins espagnols par des sociétés de négoce, du vin à bas coût, avec des traitements chimiques qui sont  interdits en France et qui dérégulent les marchés."Si les services des fraudes faisaient un peu plus de contrôles, ça ne serait pas arrivé", ajoute Fabrice, vigneron d'Aramon dans le Gard. Et en se retournant, il montre l’inscription sur son tee shirt "Je suis viticulteur pas malfaiteur". 

La décision sera rendu le 21 juin à 14h.