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Faits divers – Justice

Circuit d’Albi : l’opposition entre antis et pros passe à la vitesse supérieure devant le tribunal correctionnel

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Par , France Bleu Occitanie

Les opposants au circuit du Séquestre se sont retrouvés face à l’exploitant de la piste devant le tribunal correctionnel d’Albi. Les juges ont été saisis d’une affaire de diffamation mais c’est en fait le procès du circuit que les avocats ont tenté de plaider.

Une cinquantaine de militants opposées au circuits présents lors de l'audience du tribunal.
Une cinquantaine de militants opposées au circuits présents lors de l'audience du tribunal. © Radio France - SM

Albi, France

C’est sans doute un des dossiers les plus chauds d’Albi. Depuis 2015, les antis-circuit et les pros s’affrontent par tous les moyens. Il y a déjà eu des manifestations, des plaintes, des constations, des pétitions. Cette fois l’opposition entre les deux camps s’est exprimée devant le tribunal correctionnel. L’élu EELV d’Albi, Pascal Pragnère, était poursuivi par Didier Sirgue, un des exploitants de la piste,  pour diffamation. 

Journal associatif et satirique : le Saxifrage

Il reproche à l’élu municipal vert un entretien dans un journal associatif et satirique le Saxifrage. Dans ce dossier intitulé "L’auto mobile du crime"'  l’élu vert pointait notamment du "travail dissimulé sur le circuit" et "l’utilisation de fonds publics au profit d’une entreprise privée." 

Didier Sirgue le patron du circuit, insiste. Depuis 2015 et depuis qu’il a repris le circuit, il ne cesse d’être diffamé. " J'ai pris la responsabilité de faire vivre ce circuit. Ce patrimoine ancré dans la ville depuis 1933. Seul Mr Pragnère a voté contre. J'ai 70 salariés. Et je ne peux plus supporter d’entendre: Didier Sirgue a fait ci ou a fait ça."  

Pascal Pragnère, lui balaie la diffamation. Et il insiste. En tant qu’élu, il se bat contre des choix politiques. "Je n'ai rien contre Mr Sirgue. Ce que je dénonce c'estle montage financier, la délégation de service publique et la volonté de délégué à un privé le circuit d'Albi. Ce sont de spropos que j'ai déjà tenu lors d'un conseil municipal." 

Derniers grands prix déficitaires

D’un coté, le patron du circuit. Didier Sirgue qui se présente à la barre en faisant profil pas. "Je me bats pour que sauver le plus vieux circuit de France" dit –il. "Les deux derniers grands prix ont été déficitaires" c'est comme ça déplore le quinquagénaire en haussant les épaules. Son avocat en rajoute une couche "Il fait preuve de vertu dans la gestion du circuit. Avec des journées pour les handicapés. Il va même ouvrir ses pistes pour les coureurs du tour de France la semaine prochaine." 

Projet fou de la mairie d'Albi

De l’autre côté,  les avocats de l’élu continuent de politiser le dossier. La polémique ne concerne pas le patron du circuit d’Albi.. "mais c’est un débat sur un projet fou de la mairie d’Albi." Un projet plein de "mépris" ose l’avocat "qui a fait qu'on est passé de 12 jours de courses en 2014 à 210 l'an passé". Et dans la salle, les cinquante militants anti-circuit, qui se battent contre les nuisances sonores, approuvent. Et ils font un peu de trop de bruits au goût du président du tribunal. A trois reprises, il menace d’évacuer la salle. 

La décision du tribunal est attendue le 12 septembre. Comme il s’agit d’une citation directe,le parquet n’a pas fait réquisition.