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Claude Sinké, l'agresseur de la mosquée de Bayonne, est mort

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Par , , France Bleu Pays Basque, France Bleu

L'homme qui s'en était pris à la mosquée de Bayonne en octobre dernier est mort mercredi. Son état de santé s'est brusquement dégradé en prison, avant son transfert à l'hôpital.

Il avait grièvement blessé deux personnes le 28 octobre dernier.
Il avait grièvement blessé deux personnes le 28 octobre dernier. © Radio France - Anthony Michel

C'est le procureur de la République de Mont-de-Marsan qui a divulgué l'infirmation ce jeudi : Claude Sinké, l'agresseur de la mosquée de Bayonne est décédé le 26 février à l'hôpital de Mont-de-Marsan, d'où il avait été transféré. 

L'agresseur de la mosquée avait 84 ans

Claude Sinké était écroué au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan depuis le 30 octobre 2019 sous le régime de la détention provisoire, indique le communiqué du procureur. Il était mis en examen par le juge d'instruction de Bayonne pour "tentative d'assassinats, de destruction de bien par un moyen dangereux pour les personnes commis en raison de la race ou de la religion, de violences avec usage ou menace d'une arme ainsi que du chef de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique". 

Claude Sinké est décrit comme un "détenu de 74 ans" dans le communiqué du procureur, certainement une coquille puisque jusqu'à présent la justice parlait d'un homme de 84 ans. Il était suivi médicalement au sein du centre pénitentiaire, en raison de "diverses pathologies" précise le procureur dans son communiqué. "Mercredi 26 février 2020 dans l'après-midi, une brusque détérioration de son état de santé conduisait un médecin de l'UCSA (Unité de Consultation et de Soins Ambulatoires), à prescrire sa conduite aux urgences du centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Celle-ci était immédiatement réalisée. Il y décédait à 21h07" ajoute-t-il en précisant qu'une autopsie sera réalisée.

Maitre Nouhou Diallo regrette que le dossier n'ait pu être requalifié en terrorisme, ce qui aurait permis une meilleure indemnisation des victimes - Radio France
Maitre Nouhou Diallo regrette que le dossier n'ait pu être requalifié en terrorisme, ce qui aurait permis une meilleure indemnisation des victimes © Radio France - Anthony Michel

"Un jour doublement triste pour les victimes" - Maitre Nouhou Diallo, avocat d'une famille de victime

La mort de Claude Sinké entraîne donc la fin des poursuites. Il n'y aura pas de procès au pénal. Un regret pour Maitre Nouhou Diallo qui représente Maati Baggar, l'une des deux victimes de l'attaque à la Mosquée. "Les victimes n'auront jamais le procès qu'elles attendaient, et parce que la qualification retenue dans ce dossier n'était pas la bonne". 

En effet, le dossier n'a jamais été qualifié de terrorisme, et le parquet national anti-terroriste n'a jamais été saisi, ni ne s'est saisi lui-même. Maitre Diallo qui espérait une requalification après avoir reçu il y a deux semaines une expertise psychologique plus approfondie. "Dans ce rapport, il est écrit, qu'il était pénalement responsable, et conscient de ses actes". Il ajoute, "c'est un échec monumental car la qualification de terrorisme aurait pu permettre une meilleure indemnisation des victimes".

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