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Clermont-Ferrand: deux suicides au SAMU au mois de mai

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

Une médecin et un ambulancier qui travaillaient au SAMU du CHU Gabriel Montpied se sont donnés la mort à quelques jours d'intervalle. Des drames qui ont poussé leurs collègues à réagir.

L'entrée du CHU Montpied
L'entrée du CHU Montpied © Radio France - Alexandre Chassignon

Ils ont choisi de parler en premier à France Bleu Pays d'Auvergne parce qu'un de nos journalistes avait été le témoin, lors d'un reportage il y a huit mois, d'une altercation entre l'ambulancier qui s'est donné la mort et son supérieur. Cette altercation avait valu trois jours de mise à pied à l'ambulancier, ce qu'il avait vécu comme une injustice au bout de 32 ans de service. Un fait parmi d'autres, preuve d'une atmosphère détériorée au sein du SAMU selon les personnels qui ont témoigné.

Ils sont venus à cinq pour témoigner de ce climat qui s'est dégradé, bien avant la crise sanitaire. Infirmiers, ambulanciers, médecins, ils sont solidaires pour dénoncer les injustices dont ont été victimes leurs collègues. La médecin dont le bureau a été vidé en son absence, l'ambulancier en burn out après sa mise à pied et qu'ils ont vu décliner jusqu'au drame. 

Ils racontent ces deux piliers du service, qui avaient de longues années d'expérience mais qui n'ont pas pu résister à une série de changements à marche forcée. Ils parlent d'autres collègues qui sont eux aussi en souffrance, certains en arrêt. Ils rappellent les alertes de la médecine du travail, alertes nominatives ou bien concernant l'ensemble du service, qui selon eux n'ont pas été prises en considération.

"Que ça s'arrête"

Après ces deux suicides, ils ont donc décidé de prendre la parole. Ils demandent des solutions pour que cela s'arrête. Ils ne veulent pas revivre d'autres drames et demandent l'arrêt des pressions qui existent depuis longtemps. Ils citent l'exemple des ambulanciers en conflit depuis de longs mois après une réorganisation de leur travail. 

Le directeur général du CHU a réagi hier soir dans un communiqué. Didier Hoeltgen rappelle qu'un soutien psychologique, assuré par le Service de Santé au Travail, a été mis en place, qu'un CHSCT extraordinaire a été organisé la semaine dernière. Enfin il ajoute que: "le temps actuel est celui du deuil mais, la direction restera attentive dans la durée au suivi et à la compréhension de cet événement tragique qui affecte l'ensemble de l'établissement, et toute la communauté hospitalière".

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