Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Clermont-Ferrand : dissolution du mouvement d'ultradroite Bastion social

-
Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Le ministre de l'intérieur a prononcé la dissolution du mouvement d'ultradroite ce mercredi en conseil des ministres. L'ouverture d'un local de Bastion social l'été dernier dans le centre Clermont-Ferrand avait provoqué des tensions et des violences jusqu'à sa fermeture en octobre.

Bastion social : un millier de personnes dont le maire de Clermont avaient manifesté l'été dernier
Bastion social : un millier de personnes dont le maire de Clermont avaient manifesté l'été dernier © Radio France - Olivier Vidal

Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme, France

Christophe Castaner a prononcé ce mercredi en conseil des ministres la dissolution de "Bastion social".  "Engagement tenu", a salué sur Twitter le ministre de l'intérieur appelant à rester "vigilants, unis et mobilisés" face "à toutes les haines". Le président Emmanuel Macron s'était engagé fin février, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), à mettre un terme aux activités de ce groupuscule identitaire, né à Lyon en 2017. Le chef de l'État s'est engagé à dissoudre deux autres associations d'extrême droite : Blood and Honour Hexagone et Combat 18. 

Des locaux avaient ensuite été ouverts à Clermont-Ferrand, mais aussi à Chambéry, Aix-en-Provence ou encore Marseille. Cette décision a été prise "pour mettre fin aux exactions répétées commises" en marge de rassemblements de voie publique, a précisé le ministère de l'intérieur dans un communiqué.

Clermont-Ferrand : tensions rue de la Treille pour l'ouverture du local de Bastion social  - Radio France
Clermont-Ferrand : tensions rue de la Treille pour l'ouverture du local de Bastion social © Radio France - Mickaël Chailloux

On se souvient que l'ouverture d'un local du mouvement d'ultradroite l'été dernier dans le centre-ville de Clermont-Ferrand (rue de la Treille) avait entraîné des tensions et de violences. Une manifestation d'opposants à cette implantation, dont le maire en personne Olivier Bianchi, avait rassemblé environ un millier de personnes. 

Officiellement fermé depuis octobre dernier, le local clermontois a été le théâtre de violences en toute genre. Trois militants du Bastion Social ont été condamnés en octobre dernier pour des faits de violences en réunion. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, quatre supporters de l'ASM qui revenaient d'un match s'étaient fait tabasser devant le local après que l'un d'eux ait lancé : "c'est le local des fachos". Une violente rixe avait éclaté. Le procès des trois militants violents avait eu finalement lieu mi-octobre. Ils avaient été condamnés à des peines de prison ferme ou avec sursis.  Deux avaient été interpellés en Alsace après avoir fui Clermont-Ferrand. 

Contexte tendu pour le procès des trois militants de Bastion social à Clermont-Ferrand - Radio France
Contexte tendu pour le procès des trois militants de Bastion social à Clermont-Ferrand © Radio France - Olivier Vidal

L'implantation du local dans le centre-ville clermontois avait aussi entraîné d'autres formes de violences. Celles d'activistes d'extrême-gauche qui avaient mené quelques expéditions nocturnes. Des membres de la CARA (Cellule Antifasciste Révolutionnaire d'Auvergne) et des Jeunes Révolutionnaires avaient réussi à y pénétrer à deux reprises avant de le piller et le saccager en revendiquant leurs actions sur les réseaux sociaux. Un militant de la Cara avait été placé en garde à vue.

Choix de la station

France Bleu