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Clermont-Ferrand : le tribunal ouvre ses portes pour répondre aux idées reçues

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Justice trop lente, laxiste, incapable d'empêcher la récidive, notamment des conjoints violents... Autant de reproches auxquels magistrats, avocats et greffiers ont voulu répondre en ouvrant les portes du tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand.

Maître Laurent Rauzier, bâtonnier de Clermont-Ferrand, parmi les magistrats, greffiers et avocats venus répondre aux questions du public.
Maître Laurent Rauzier, bâtonnier de Clermont-Ferrand, parmi les magistrats, greffiers et avocats venus répondre aux questions du public. © Radio France - Juliette Micheneau

Ce mardi après-midi, ils ont commencé par ouvrir en grand les grilles bleues de la cité judiciaire de Clermont-Ferrand, symbole d'une justice qui a besoin de s'ouvrir au grand public. "Sur des journées comme celle-là, la première chose que les gens nous disent, c'est : j'osais pas". La justice fait peur, parce que son fonctionnement est méconnu confirme Maître Marion Libert, avocate au barreau de Clermont-Ferrand.

Beaucoup de citoyens méconnaissent le fonctionnement de la justice.
Beaucoup de citoyens méconnaissent le fonctionnement de la justice. © Radio France - Juliette Micheneau

Magistrats, avocats ou greffiers en profitent aussi pour répondre aux préjugés qui les affectent au quotidien.

Idée reçue n°1 : la justice est laxiste

"C'est l'idée reçue qu'on combat le plus farouchement", reconnaît Clémence Cirotte, magistrate du siège au palais de justice de Clermont et déléguée régionale au syndicat de la magistrature. A l'idée que les délinquants seraient systématiquement remis en liberté, elle répond que c'est d'abord la loi qui fixe le cadre et demande, systématiquement, d'aménager les petites peines. "On a un peu cette injonction contradictoire", complète le vice-procureur Thierry Griffet, délégué régional de l'union syndicale des magistrats, "d'un côté on nous demande de la sévérité, et une fois que la peine est prononcée, il faut qu'on commence de se demander comment on va aménager la peine".

Portes ouvertes de la justice à Clermont-Ferrand. Reportage.

Idée reçue n°2 : la justice est lente

Dans la cour du palais de justice, Leyla, dit sa déception. Victime de violences conjugales, elle a dû attendre six mois pour cette audience. "Entre temps il peut se passer beaucoup de choses et même si j'obtiens justice, je crains qu'il y ait des retours contre moi." L'attente est longue avant un jugement, la magistrate Clémence Cirotte en souffre elle aussi et le met sur le compte du manque de moyens. "On sait qu'on n'est pas assez nombreux, on demande plus de moyens, on veut rendre plus vite nos décisions, passer plus de temps par dossier, mais on ne le peut pas. On accepte de juger dix-huit dossiers dans une après-midi et donc de n'y consacrer que dix à quinze minutes, mais ça pour nous c'est une souffrance aussi."

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