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Faits divers – Justice

Clermont-Ferrand: un exercice anti-terroriste au stade Gabriel Montpied

jeudi 7 décembre 2017 à 17:01 Par Emmanuel Moreau, France Bleu Pays d'Auvergne

Le bilan officiel est de quatre morts (dont les trois assaillants), 11 blessés en urgence absolue, 30 en urgence relative et 49 personnes impliquées, c'est à dire en état de choc. C'est le bilan heureusement fictif de l'exercice anti-terroriste organisé au stade Montpied ce jeudi matin.

Les victimes doivent attendre que les lieux soient sécurisés avant d'être soignés, sous le regard des observateurs de l'exercice
Les victimes doivent attendre que les lieux soient sécurisés avant d'être soignés, sous le regard des observateurs de l'exercice © Radio France - Emmanuel Moreau

Clermont-Ferrand, France

L'attentat est censé se dérouler pendant un match au sommet entre le Clermont Foot et l'Olympique de Marseille. Dans un premier temps, une camionnette déboule sur le parking et renverse plusieurs spectateurs. Les policiers et les pompiers présents au match portent les premiers secours lorsque des coups de feu éclatent dans le stade. Tout le monde se met à l'abri et les renforts arrivent pour maîtriser les assaillants.

Dans le rôle des victimes, et parfois otages, 80 élèves du Lycée Camille Claudel. Ils préparent un bac métiers de la sécurité et prennent leur rôle très au sérieux. Il leur a été demandé de crier pour reproduire un peu la panique qui existerait dans un tel moment. Certains se sont même grimés, avec du sang ou des plaies apparentes. Pour ajouter au sentiment de réalité, des tirs sont diffusés dans la sono du stade.

De gros moyens déployés dans le labyrinthe du stade

Des renforts arrivent peu à peu sur le stade. Les policiers de la Brigade Anti Criminalité sont les premiers avant des unités de gendarmerie. Tout le monde passe au peigne fin les différents recoins du stade, appuyés par un hélicoptère qui vole en rase motte pour essayer de repérer les mouvements des assaillants. 

Un hélicoptère de la gendarmerie survole le stade pour repérer les mouvements suspects - Radio France
Un hélicoptère de la gendarmerie survole le stade pour repérer les mouvements suspects © Radio France - Emmanuel Moreau

Pendant ce temps, en retrait, les services de secours s'organisent, avec la cellule de commandement et les pompiers. Ils ne peuvent pas porter secours aux blessés tant que les lieux ne sont pas sécurisés. Mais trouver le dernier assaillant n'est pas évident et prend du temps. Il s'est réfugié, avec des otages, dans la salle de presse du stade. Elle est accessible seulement par un petit escalier, pas évident à repérer.

Les gendarmes en renfort - Radio France
Les gendarmes en renfort © Radio France - Emmanuel Moreau

Finalement, le dernier terroriste présumé (précaution oratoire tant que la justice n'a pas confirmé la piste terroriste) est abattu et les otages évacués. Les blessés seront confiés aux pompiers, ceux qui sont choqués seront pris en charge par une cellule psychologique.

Pour compliquer les choses, le scénario prévoit qu'une bouteille de gaz suspecte a été repérée au même moment place de Jaude. Un élément de plus à gérer alors que la majorité des secours sont présents au stade Montpied. Dans la réalité, il aurait fallu évacuer la place.

Tirer les enseignements 

Le bilan final est de 4 morts (dont les trois terroristes présumés), 11 blessés en urgence absolue, 30 en urgence relative et enfin 49 personnes impliquées selon le terme officiel, des personnes en état de choc.

Pendant tout le temps de l'exercice, des observateurs scrutaient tous les gestes des secouristes et des forces de l'ordre. Pas question de surveiller comment les pompiers agissent mais le but de cet exercice est de voir comment se déroulent les différentes interventions. Tout sera ensuite débriefé à froid; le retour d'expérience permettra d'améliorer la communication entre les services de l'Etat, de mettre de l'huile dans les rouages pour être le plus efficace possible.