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Faits divers - Justice

Clermont-Ferrand : un homme écope de six mois de prison pour avoir menacé de mort une magistrate

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Ce lundi, un Clermontois de 32 ans a été condamné à six mois de prison par le tribunal correctionnel. Le 26 décembre dernier, il avait proféré des menaces de mort à l'encontre d'une juge d'application des peines.

Le palais de justice de Clermont-Ferrand
Le palais de justice de Clermont-Ferrand © Radio France - Olivier Vidal

Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, France

Il a beau regretter, s'expliquer, se confondre en excuses, ça ne passe pas. L'homme qui comparaît ce lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand écope de six mois de prison, une peine assortie d'un mandat de dépôt. Au lendemain de Noël, il avait téléphoné aux gendarmes de Croix de Neyrat et ses appels lui coûtent cher.

Combien on prend quand on tue un juge ?

Ce jour-là, l'homme en question, âgé de 32 ans, appelle la gendarmerie : "Combien on prend quand on tue un juge ?" Un peu plus tard, il passe un second coup de fil : _"Je vais me fusiller, je vais vous fusiller aussi"_et il fait allusion à la magistrate qui lui a refusé une permission pour Noël. L'individu la connait bien, c'est elle qui a ordonné son placement sous bracelet électronique. Si elle refuse sa demande, c'est que quelques jours plus tôt il a menacé un agent du service pénitentiaire d'insertion. 

L'auteur des appels téléphoniques sera identifié par la Brigade de Recherches de Clermont-Ferrand et la Brigade de Chamalières avant son interpellation par le PSIG de Clermont et les policiers de la BAC, la Brigade Anti-Criminalité.

Je n'ai pas su gérer

Dans le box, l'homme se confond en excuses : "Je regrette, j'ai été nul, j'avais bu". Ce bracelet l'obsède, à cause de lui il ne peut pas aller à la salle de sport après son travail. La présidente du tribunal en rappelle le principe : "Le bracelet évite la prison. Il permet de purger sa peine à domicile. Où seriez-vous aujourd'hui si la juge ne l'avait pas ordonné ?" "En prison" reconnait le prévenu.

Pour la partie civile, l'homme "n'a rien compris aux règles de la justice". Son casier judiciaire affiche 15 condamnations. "Or, c'est toujours de la faute des autres" souligne l'avocate.

La Procureure de la République requiert un an de prison à l'encontre de cet homme, "incapable de se remettre en cause". 

La défense, elle, demandera la relaxe pour son client qui a besoin d'une expertise psychiatrique et de soins. Le placer en détention ne servira à rien, ni à lui, ni à la société. Il risque aussi de perdre son travail en CDI chez Michelin. 

A l'énoncé du jugement, l'homme accuse le coup : il avait quasiment purgé sa peine. On allait lui enlever son bracelet électronique ... dans quelques jours.

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