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Clermont-Ferrand : attouchements sexuels présumés entre enfants lors du temps périscolaire

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

Les parents d'une fillette de 6 ans ont déposé plainte contre un élève de CM2, auteur présumé des faits, qui se seraient déroulés dans une école clermontoise, il y a un mois, au cours du temps périscolaire. Ces parents demeurent inquiets, les deux enfants étant toujours scolarisés dans cette école.

Les faits auraient été commis dans une école de la ville pendant le temps périscolaire (illustration)
Les faits auraient été commis dans une école de la ville pendant le temps périscolaire (illustration) © Maxppp - Alexis Sciard

La maman de Nancy (prénom d'emprunt) n'en revient toujours pas. "_Ce mercredi-là (15 janvier dernier), vers 17h je me rends à l'école pour récupérer ma fille et là un membre de l'animation me dit qu'elle a été retrouvée, après la pause déjeuner, dans un couloir, avec un garçon bien plus âgé qu'elle, la culotte sur les chevilles_" se souvient douloureusement aujourd'hui, la trentenaire. 

Ce jour-là, cet élève de CM2 lui aurait aussi fait des bisous, touché les parties intimes. Des attouchements qui auraient été commis à plusieurs reprises, au cours de plusieurs mercredis après-midi, et bien avant les vacances de Noël. C'est ce qu'a raconté la jeune fille, élève de CP dans cette école du centre de la ville, à ses parents et aux policiers qui l'ont entendue après le dépôt d'une plainte de ces derniers.

La mère de famille ne décolère pas aujourd'hui : "Comment se fait-il que ces animateurs, qui encadrent ce temps périscolaire, à qui nous confions nos enfants, n'aient pas jugé urgent de m'appeler juste après ces faits et qu'ils aient attendu le soir pour m'avertir? De plus d'autres faits auraient été commis précédemment, clairement ils ont pris cette affaire à la légère !

Cette affaire a été prise à la légère par les différents acteurs" la maman de Nancy

Les parents de la jeune fille ont déposé plainte pour "agression sexuelle" le lendemain des faits présumés, le 16 janvier, et se sont rapprochés d'un avocat, aujourd'hui formel : "Nous ne sommes pas devant une affaire de touche-pipi. A 9 ans, le garçon savait ce qu'il faisait, il avait d'ailleurs insisté auprès de sa victime pour qu'elle n'en parle surtout pas" détaille Frédéric Duplessis, avocat clermontois. Et d'ajouter : "les faits sont très sérieux et l'encadrement n'a pas été à la hauteur."

Dans le viseur des plaignants, l'équipe d'animation du temps périscolaire de l'école et plus globalement ce service municipal. "Il a fallu que j'insiste fortement pour que ce jeune soit finalement désinscrit de ces activités du mercredi après-midi, les services municipaux n'ont jamais pris la mesure de notre douleur, du traumatisme de notre fille" déplore la maman de Nancy.

Les parents reçus à plusieurs reprises par la mairie

A la mairie de Clermont-Ferrand, en charge de ce temps périscolaire (mis en place lors de la réforme des rythmes scolaires), on réfute ces accusations. "Clairement, nous n'avons pas pris cette affaire à la légère. Les parents ont été reçus, entendus, plusieurs fois, par différentes personnes du service, par l'élue adjointe à l'enfance, la mairie a cherché des solutions très vite."  
La mairie qui précise également : "Dans cette école, pour ce temps périscolaire, nous avons un taux d'encadrement d'un pour 10, un animateur pour 10 élèves, bien supérieur à ce que préconise la loi. Des animateurs formés, et sensibilisés à ces problématiques. Ils ont réagi très vite dans cette affaire."

Des arguments qui peinent à convaincre les parents de la victime présumée. Ils devraient formuler dans les prochaines semaines une plainte devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand pour "dysfonctionnement des services municipaux."

La jeune fille et son agresseur présumé toujours dans la même école

Les parents sont aussi remontés contre l'inspection académique. "Notre fille et le mis en cause sont toujours scolarisés dans le même établissement. On nous a promis des mesures pour qu'ils ne puissent pas se côtoyer mais ils peuvent toujours se croiser à la pause-déjeuner ou lors des récréations" explique le beau-père de la fillette. "Et lorsqu'on a demandé si le garçon pouvait être scolarisé ailleurs, l'inspection académique nous a répondu que c'était à nous de changer notre fille d'établissement, elle, la victime !" s'insurge-t-il, inquiet.

L'inspection académique de Clermont-Ferrand n'a pas souhaité encore réagir officiellement à ces propos.

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