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Faits divers – Justice

Clichy-la-Garenne : les organisateurs des prières de rue condamnés

mardi 4 septembre 2018 à 19:01 Par Jocelyne Jean et Sylvie Charbonnier, France Bleu Paris et France Bleu

Le tribunal correctionnel de Nanterre a jugé coupable mardi l'Union des associations musulmanes de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Coupable de n'avoir pas déclaré à la préfecture, les 34 prières de rue organisées tous les vendredis pendant huit mois devant la mairie.

prières de rue à Clichy-la-Garenne le 10 novembre 2017
prières de rue à Clichy-la-Garenne le 10 novembre 2017 © Maxppp - Vincent Isore

Hauts-de-Seine, France

17.000 euros (500 euros par prière de rue) d'amende à verser conjointement par l'UAMC,  l'union des associations musulmanes de Clichy-la-Garenne et par son président Mohand Kazed pour avoir organisé des prières de rues pour protester après leur expulsion du centre-ville. Décision du tribunal correctionnel de Nanterre mardi.

Il y a eu 34 prières au total tous les vendredis pendant huit mois jusqu'à ce que les élus manifestent, eux aussi,  écharpe tricolore en bandoulière face aux musulmans. C'était le 10 novembre 2017, date à partir de laquelle plus aucun rassemblement n'avait eu lieu. Le tribunal a donc donné raison à la mairie de Clichy-la-Garenne et à son maire. Les prières n'avaient pas été déclarées en préfecture.

L'avocat de la défense n'aura donc pas été entendu quand il a tenté de se référer à la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat pour argumenter que ces rassemblements cultuels n'avaient pas à être déclarés. Quant au maire, Rémi Muzeau, il obtient également 5.000 euros de dommages et intérêt. Il avait été malmené et traité de fasciste. 5.000 euros qu'il a décidé de redistribuer aux autres associations musulmanes de sa ville.