Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice

Clips sauvages du rappeur Fianso : de la prison ferme requise au tribunal

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Trois mois de prison ferme et quatre avec sursis ont été requis à l'encontre du rappeur Sofiane Zermani, aussi appelé Fianso, jugé ce lundi par le tribunal correctionnel de Bobigny pour des "entraves à la circulation", sur l’autoroute et à Aulnay-sous-Bois. Décision attendue le 5 février.

Le rappeur Sofiane Zermani, et son avocat Steve Ruben, à leur arrivée au tribunal
Le rappeur Sofiane Zermani, et son avocat Steve Ruben, à leur arrivée au tribunal © Radio France - Rémi Brancato

Bobigny, France

La procureure de la République a requis de la prison ferme à l'encontre du rappeur Fianso, alias Sofiane Zermani, 34 ans, ce lundi au tribunal correctionnel de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Il était jugé dans deux affaires d'entrave à la circulation, lors de deux tournages de clips non autorisés sur la voie publique, en avril 2017. Le premier avait rencontré un succès retentissant sur Internet : il avait été tourné le 6 avril sur l'autoroute A3 à hauteur d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Le deuxième avait été tourné moins de trois semaines plus tard, le 24 avril, dans la cité des 3000 d'Aulnay.

Trois mois de prison ferme requis

Dans le premier dossier, quatre mois de prison avec sursis ont été requis par la procureure à l'encontre du rappeur. Dans le deuxième dossier, elle a demandé trois mois de prison ferme. A l'audience, Fianso a contesté avoir bloqué la circulation dans la cité des 3000, mais il a reconnu le blocage de l'autoroute A3 et a exprimé son "regret".  Selon lui, il n'y avait "pas de préparation" :"j'ai eu la mauvaise inspiration de sortir des voitures et de commander de filmer" a-t-il expliqué à la barre.  Et d'ajouter : "j'en prends l’entière responsabilité, j'en exprime le fort regret aujourd'hui, je n'en prenais pas la pleine mesure a ce moment là". 

Est ce que les secours pouvaient passer?" la procureure, à l'audience

"C'est un artiste (...) pour le commun des mortels cela peut sembler surprenant : dans l'esprit qui est le sien, il a estimé à un moment donné qu'il devait réaliser ce clip, il a reconnu immédiatement les faits, et aujourd'hui, il les regrette terriblement" commente son avocat, Steve Ruben, à la sortie de la salle d'audience. La procureure souligne, de son côté, la "dangerosité" de la démarche. "Est ce que les secours pouvaient passer?" demande-t-elle lors de ses réquisitions, "la réponse est non : les conséquences pouvaient être gravissimes pour les gens". 

"Une fois qu'on lui explique que cela aurait pu générer des accidents, forcément il le regrette et forcément, il ne recommencerait pas aujourd'hui" répond son avocat.

Steve Ruben l'avocat de Fianso

"Un bad buzz" se défend le rappeur

"Cela vous a fait passer au JT et cela a fait des millions de vue" souligne pour sa part la présidente du tribunal. "C'était un bad buzz, j'ai eu des critiques négatives" tente de se défendre le rappeur.  "C'est une provocation ce clip" estime de son côté la procureure : "quand on joue au jeu de la provocation il faut assumer (...) c'était préparé et c'était sans doute pour faire un coup de pub".

Devant le Georges V, s'il y a Rihanna ou Mariah Carey, là non plus, on ne peut pas circuler"

Au sujet du clip tourné cette fois à Aulnay-sous-Bois, dans la cité des 3000, Fianso a nié toute responsabilité. Il évoque un attroupement imprévu d'une centaine de fans, alors qu'il se rendait à un simple rendez-vous dans le quartier. "A aucun moment on n'a bloqué une rue" a-t-il expliqué : "on a pris un semblant d'images on a vite remballé car cela devenait intenable". Fianso victime de sa notoriété? Son avocat conclut : "imaginez devant le Georges V, s'il y a Rihanna ou Mariah Carey, là non plus on ne peut pas circuler".

A l'audience, Sofiane a expliqué avoir agi sur un coup de tête

Décision attendue le 5 février

Dans l'affaire de la cité des 3000, le rappeur était jugé seul. Quatre autres hommes, des amis de Sofiane Zermani, âgés de 28 à 39 ans, étaient jugés à ses côtés pour le blocage de l'autoroute. Des peines allant de 3 mois de prison avec sursis à 5 mois de prison ferme ont été requis à leur encontre. Le tribunal rendra sa décision le 5 février. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu