Faits divers – Justice

Cocktails molotov visant l'association franco-turque de Valence : trois suspects interpellés

Par Florence Beaudet, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 23 août 2016 à 14:27

La façade du local de l'association a été très endommagée par l'incendie
La façade du local de l'association a été très endommagée par l'incendie © Radio France - Mélanie Tournadre

Trois hommes, militants présumés du PKK, ont été interpellés lundi matin. Ils sont soupçonnés d'être les auteurs des jets de cocktails molotov sur le local de l'association franco-turque de Valence dans la nuit de dimanche à lundi.

Les trois hommes ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône, au péage de Lançon-de-Provence, un peu avant 6 heures lundi matin. Leur véhicule se dirigeait vers Marseille où ils vivent. Ils étaient donc probablement sur le chemin du retour après leur action à Valence. Le plus âgé a 34 ans, les deux autres ont 22 ans. Ils sont d'origine kurde et membres présumés du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan. Cela accrédite la thèse d'un acte terroriste lié à la situation en Turquie. Dès le début de l'enquête, le parquet de Valence s'est d'ailleurs dessaisi au profit de la section anti-terroriste du parquet de Paris.

Suspectés des trois attaques de Valence et Montélimar

Les trois gardés à vue sont suspectés d'être les auteurs de la série de faits commis dans la Drôme cet été : le jet des cocktails molotov visant le local de l'association franco-turque de Valence (à deux reprises dans la nuit du 23 au 24 juillet et dans la nuit de dimanche à lundi) et visant le local de l'association culturelle turque de Montélimar (dans la nuit du 7 au 8 août).

Pourquoi viser la Drôme ?

Le mystère demeure sur les raisons qui auraient poussé ces trois activistes à s'en prendre à des associations basées dans la Drôme. Pour s'éloigner de Marseille et éviter de se faire repérer ? Parce qu'il y a des différents d'ordre privé qui se greffent à leur action ? Les enquêteurs de la PJ de Lyon en charge de l'enquête ont jusqu'à la fin de la semaine pour auditionner les suspects puisque la garde à vue peut durer jusqu'à quatre jours dans le cas d'affaires terroristes.

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