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Cognac : il place ses deux filles dans le congélateur, neuf mois de prison ferme

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

C'était une "mauvaise blague", qui a traumatisé deux fillettes de 4 et 6 ans. En avril dernier, leur père les a placées quelques instants dans un congélateur. Jugé lundi 28 juin en comparution immédiate, il écope de 9 mois de prison ferme. Desservi par un passé judiciaire chargé en violence.

L'homme de 37 ans a été interpellé après un signalement de l'école. Ses fillettes se sont plaintes aux maîtresses d'avoir été placées entièrement dans le congélateur. Illustration.
L'homme de 37 ans a été interpellé après un signalement de l'école. Ses fillettes se sont plaintes aux maîtresses d'avoir été placées entièrement dans le congélateur. Illustration. © Radio France - Marc Bertrand

Neuf mois de prison ferme pour avoir placé ses deux filles dans un congélateur. C'est le jugement rendu lundi 28 juin par le tribunal judiciaire d'Angoulême, à l'encontre d'un habitant de Cognac, âgé de 37 ans, jugé en comparution immédiate. Condamné à 15 mois de prison dont neuf mois ferme, assortis d'une obligation de soins, l'homme a été incarcéré.

A l'audience, le papa violent a nié toute intention de faire du mal, et plaidé la "mauvaise blague". Des arguments qui n'ont pas convaincu le tribunal, au vu notamment de son casier judiciaire, chargé.

Les faits remontent aux dernières vacances de Pâques, aux alentours du 20 avril. L'homme, qui a perdu tout droit de garde et même de visite sur ses deux filles de 4 et 6 ans, convainc son ex-compagne de passer quelques jours avec leurs enfants chez lui à Cognac. Ou plus précisément chez ses propres parents qui l'hébergent toujours.

Droit de visite perdu

La jeune femme n'est plus amoureuse, mais "sous emprise" selon son avocate Brigitte Barthélémy. Malgré une séparation douloureuse jalonnée de violences conjugales, la jeune femme accepte ce séjour. C'est durant ces quelques jours que le papa emmène ses deux filles à la cave, pour chercher des glaces. "Je les avais dans les bras, je les ai penchées l'une après l'autre à l'intérieur du congélateur", décrit-il, parlant d'une "mauvaise blague".

Sauf qu'en remontant, les fillettes de 4 et 6 ans sont en pleurs. Furieuse, leur mère décide de rentrer chez elle dans les Deux-Sèvres. L'homme serait alors "parti en live" selon l'avocate des parties civiles. "Il s'est jeté sur elle, l'a frappée. De rage, il a détruit sa valise. Il a fallu que ses parents interviennent pour les séparer" décrit l'avocate Brigitte Barthélémy.

Signalement à l'école

C'est par l'école des enfants que l'affaire arrive jusqu'aux oreilles des forces de l'ordre. Les deux fillettes décrivent à leurs maitresses avoir été placées entièrement dans le congélateur. Les enseignantes adressent alors un signalement à la justice. Les filles sont de nouveau entendues par les enquêteurs, et elles confirment, visiblement traumatisées. L'homme est interpellé peu après à Cognac, c'était vendredi 25 juin.

Neuf mois ferme, la condamnation est "complètement disproportionnée" selon l'avocate du jeune homme, Agathe Le Chippey, qui songe à faire appel. Elle dénonce une enquête bâclée : "Où sont les preuves ? On ne se base que sur du déclaratif." L'examen médical de son ex-compagne n'aurait fait apparaître qu'une légère contusion au coude. Et l'intention de nuire n'est pas prouvée selon Me Le Chippey, pas plus que les preuves d'une "emprise". Elle préfère parler d'une relation amoureuse tumultueuse, "avec une dépendance affective réciproque."

Casier chargé

Mais son casier judiciaire joue contre son client. Déjà 17 condamnations, dont une douzaine pour violences, et d'autres affaires en cours. Jusqu'à sa dernière interpellation, l'homme était sous contrôle judiciaire, après avoir purgé huit mois de détention provisoire dans une affaire d'extorsion avec arme. Un élément qui a joué dans son incarcération, alors que les peines de moins d'un an de prison ferme sont aménageables pour éviter la prison. "C'est une grenade dégoupillée", dénonce l'avocate de son ex-compagne, Me Barthélémy, "le cas typique de ces histoires qui se terminent par des féminicides."

Plusieurs numéros existent pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales
Plusieurs numéros existent pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales © Radio France
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