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Faits divers - Justice

Colère, tristesse, incompréhension : les Planoisiens désabusés deux semaines après l'incendie de la fourrière

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Par , France Bleu Besançon

Ce mercredi après-midi dans le quartier de Planoise à Besançon, deux cents personnes se sont rassemblées en soutien aux commerçants. Un rassemblement deux semaines après l'incendie de la fourrière municipale, le 31 décembre. Tristesse, colère, incompréhension, les habitants sont désabusés.

Rassemblement de soutien organisé par le conseil citoyen de Planoise à Besançon, le 15 janvier 2020
Rassemblement de soutien organisé par le conseil citoyen de Planoise à Besançon, le 15 janvier 2020 © Radio France - Marianne Naquet

Planoise, Besançon, France

Deux semaines après l'incendie de la fourrière municipale de Planoise à Besançon, 200 habitants se sont rassemblés place Cassin, pour soutenir les commerçants. Le sinistre a entraîné la fermeture pour plusieurs mois du centre commercial et de l'Intermarché. Ce rassemblement était organisé par le conseil citoyen de Planoise, qui regroupe des habitants et des associations. 

Depuis le 20 novembre, ce "quartier de reconquête républicaine" de 20.000 habitants est en proie à des règlements de compte entre différentes bandes, sur fond de trafic de stupéfiants. Sept personnes liées à ce trafic, âgées de 14 à 31 ans, ont été blessées par balles, et en moins de deux mois, six épisodes de coups de feu différents se sont produits. 

Colère, tristesse et souffrance

Entre les coups de feu et l'incendie de la fourrière, les habitants le disent : ils ont désormais peur de se promener dans la rue, de faire leurs courses. Ludivine, une maman de quatre enfants n'ose plus trop sortir. "J'ai quatre enfants, je les empêche de sortir. Vendredi dernier, je me suis retrouvée au milieu des coups de feu, en sortant du médecin avec ma fille. Elle m'a dit "vite, maman, cours." Très en colère, cette maman se dit aussi révoltée. Comme André, un retraité de 75 ans qui considère, que "Planoise est devenue une zone de non-droit". 

200 habitants et de nombreuses têtes de liste se sont rassemblées en soutien aux commerçants après l'incendie de la fourrière municipale le 31 décembre 2019 - Radio France
200 habitants et de nombreuses têtes de liste se sont rassemblées en soutien aux commerçants après l'incendie de la fourrière municipale le 31 décembre 2019 © Radio France - Marianne Naquet

Le trafic a repris, certains habitants veulent déménager 

Le quartier est triste, depuis ce qui s'est passé, constatent les habitants. "Planoise, il ne faut pas oublier que c'est un quartier chaleureux, où tout le monde se connaît", tient à préciser un retraité, qui ne compte pas déménager comme d'autres, qui ont déjà déposé des demandes auprès de leur bailleur social notamment. 

Les points de vue sont connus, pourquoi on n'arrête pas les dealers ? 

Le trafic est visible, connu de tous : Jean-Louis, un retraité de 79 ans s'étonne que "les pouvoirs publics n'agissent pas plus. Tous les points de deals sont repérés. Il y en a juste derrière le commissariat de Planoise, ouvert jour et nuit. Ce qui m'intrigue, c'est qu'ils ne soient pas arrêtés." Pour beaucoup, Planoise a été tout simplement abandonné. Même le nouveau commissariat inauguré à l'été dernier, est inefficace : il ferme trop tôt et les policiers ne sortent pas, pointent du doigt de nombreux habitants. 

Des cahiers de doléances déposés 

Certains ont rempli un cahier de doléances destiné au maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret et au préfet du Doubs, Joël Mathurin. Ils attendent également les propositions des candidats aux municipales : à deux mois du scrutin, les principales têtes de liste étaient présentes. "Oui mais après les élections? Ils ne seront plus là", lâche un habitant. "C'est à nous de nous battre, répond son ami. Il ne faut rien lâcher."

Les cahiers de doléances remplis par les habitants pour le maire de Besançon et le préfet du Doubs  - Radio France
Les cahiers de doléances remplis par les habitants pour le maire de Besançon et le préfet du Doubs © Radio France - Marianne Naquet
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