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Faits divers – Justice

Colis piégé à Lyon : l'étau se resserre autour du principal suspect

Vélo, ADN, produits nécessaires à la fabrication d'une bombe : les enquêteurs accumulent les éléments contre le principal suspect arrêté à Lyon, selon franceinfo ce mardi. Vendredi dernier, un colis piégé a explosé dans une rue piétonne, blessant treize personnes.

Les policiers et enquêteurs lors de la perquisition dans la résidence du suspect, lundi.
Les policiers et enquêteurs lors de la perquisition dans la résidence du suspect, lundi. © Maxppp - Joël PHILIPPON

À Lyon, le principal suspect de l'attaque au colis piégé de vendredi dernier est toujours en garde à vue ce mercredi matin. Avec ses parents et son petit frère, également en garde à vue, ils ont été transférés dans les locaux de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, mardi soir. Les enquêteurs, lors de la perquisition menée dans la résidence où habite ce suspect, ont pu mettre la main sur un ensemble d'éléments compromettants, révèle franceinfo.

Le vélo et des traces ADN retrouvés

Ils ont notamment retrouvé le vélo aperçu sur les images de vidéo surveillance diffusées par la police, ainsi que sur des produits nécessaires à la fabrication de la bombe. Enfin, les empreintes ADN relevées sur les restes du colis piégé correspondent bien à celles du principal suspect.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a affirmé n'avoir "pas de doute" que le suspect en garde à vue est "le responsable" de  l'attaque dans laquelle treize personnes ont été blessées. "En fonction des éléments qui me sont remontés (...), je suis intimement convaincu qu'il est l'auteur. Je dis cela non pas pour dévoiler quoi que ce soit de l'enquête mais pour rassurer les Lyonnais et les Français. Celui qui est présumé responsable est en garde à vue", a-t-il affirmé sur CNews.

Un profil qui interroge

Christophe Castaner a également expliqué que le jeune homme, un Algérien de 24 ans, "a fait de nombreux achats en particulier sur internet", qui ont notamment permis aux 330 policiers mobilisés de retrouver sa trace. Le suspect avait "certainement" l'intention de tuer mais "ni le profil qui l'a amené vers l'acte, ni le mobile" ne sont encore établis.

Les enquêteurs doivent encore éclaircir un autre point : "la disproportion entre un procédé technique très performant et un volume d'explosif très faible", a précisé Christophe Castaner, qui a évoqué "de vraies incohérences dans ce dossier". L'homme, "assez peu loquace" depuis le début de sa garde à vue, est par ailleurs "une personnalité totalement inconnue de nos services".

Un suspect sans activité qui se présentait comme "développeur" 

A propos du suspect, un voisin de palier qui habite sa résidence a indiqué à l'AFP : "Tous les matins il partait soi-disant à son boulot. Mais on ne savait pas qu'il ne travaillait pas en fait". Le suspect est en effet "sans activité". Il avait été d'abord présenté comme un "étudiant en informatique", mais l'école lyonnaise où il était supposé être inscrit a précisé qu'il n'avait jamais fait partie de l'établissement : "Il y a deux ans, il s'était désinscrit avant la rentrée suite au refus de la délivrance de son visa". "Il avait des visas de court séjour et il a fait ensuite une demande de visa étudiant pour rentrer dans une école. Il n'a pas eu de visa étudiant", a confirmé le ministre de l'Intérieur. Sur son profil LinkedIn, il se décrit comme "développeur", étudiant de l'université d'Oran Es-Sénia. Le mystère demeure sur ses motivations.

Treize blessés 

L'explosion du colis piégé dans le centre de Lyon a fait treize blessés légers, neuf femmes dont une enfant de 10 ans et quatre hommes. Onze d'entre eux ont été hospitalisés. Le colis piégé, un sac en papier kraft déposé sur un bloc de béton où le suspect s'était arrêté à vélo à proximité d'une croissanterie, contenait des vis, des billes de métal et des piles, ainsi qu'un circuit imprimé, un dispositif de déclenchement à distance.