Faits divers – Justice

Colis suspect à Antargaz Bourogne.....Ce n'était que des pots de peinture !

Par Rebecca Gil et Isabelle Rolland, France Bleu Belfort-Montbéliard mardi 29 septembre 2015 à 18:38

Le site Antargaz de Bourogne
Le site Antargaz de Bourogne © Radio France - Jules Brelaz

Les forces de l'ordre étaient mobilisées, ce mardi matin, sur le site Antargaz de Bourogne, dans le Territoire de Belfort. Des salariés ont donné l'alerte après avoir trouvé un colis suspect. Il s'agissait en fait de pots de peinture. L'alerte a été levée à la mi-journée.

Ce sont des salariés qui ont donné l'alerte, ce mardi 29 septembre. Un colis suspect était accroché aux grilles du site Antargaz de Bourogne. Un site sensible classé Seveso seuil 0, le seuil maximum de dangerosité pour un établissement industriel. Très vite, la sortie Bourogne sur la nationale 1019 est fermée à la circulation. Le site industrielle de la commune est entièrement bouclé. Pompiers, gendarmes, sécurité civile et démineurs sont dépêchés sur place. C'est la procédure classique. 

"Pas d'évacuation, donc pas de danger à priori"

Les employés des autres entreprises de cette zone industrielle sont confinés à l'intérieur de leurs bâtiments. Mais pas de panique pour autant, ni pour les salariés ni pour les riverains. Tout le monde est resté calme. Pour les riverains "il n'y a pas eu d'évacuation donc pas de danger à priori." La plupart d'entre eux vive dans ce secteur depuis longtemps, et ils savent comment réagir en cas d'alerte.

C'est le cas de Fernand, un retraité EDF qui habite juste en face du site Antargaz depuis 30 ans. Voir autant de force de l'ordre déployée, ça le rassure "surtout à l'heure actuelle, où il y a pas mal d'attentats ! Il vaut mieux mobiliser pas mal de monde, on se sent protégé au cas où !"

Fernand, riverain du site Antargaz de Bourogne

Pour le maire de Bourogne, Jean-François Roost, cette fausse alerte n'est pas inutile. Elle a permis de revoir les procédures. "C'est sûr on subit ce genre de situation ! Mais il faut aussi se préparer à des situations comme celle-ci. C'est en quelque sorte une révision de la procédure. Le temps que les démineurs arrivent sur les yeux, les enfants étaient confinés à l'école. On avait de quoi servir des repas pour 40 personnes. Concernant le Plan Communal de Sauvegarde, on est dans les clous ! " 

Jean-François Roost, le maire de Bourogne

Vers 11 h 30 l'alerte a été levée. Les routes ont de nouveau été ouvertes à la circulation. Après les premières vérifications, il s'agissait de 2 pots de peinture oubliés là, certainement par des ouvriers. Une enquête a été ouverte, confiée par la gendarmerie.