Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Comme à Andrézieux-Bouthéon : des vigiles devant toutes les piscines de Saint-Étienne Métropole ?

lundi 27 août 2018 à 20:00 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Saint-Étienne Loire

Habitués des bassins, vous allez vite valider ce constat : les incivilités se multiplient dans les piscines de Saint-Étienne métropole. À tel point qu’au Nautiform d’Andrézieux-Bouthéon, la semaine dernière, les employés ont fait valoir leur droit de retrait. Désormais, des vigiles gardent l'entrée.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Corbis -

Andrézieux-Bouthéon, France

On est à deux doigts de se croire à l’aéroport. La piscine d’Andrézieux-Bouthéon devient presque Fort Knox. Gardée, surveillée. Ici maintenant, on n’empêche pas les évasions, mais on interdit aux fauteurs de troubles de rentrer. Vigiles, fouilles, police... on est loin de la baignade tranquille en famille. C'est que les "incivilités" de certains ont poussé à bout les maitres-nageurs et le personnel d'accueil. La semaine dernière, le personnel a même fait valoir son droit de retrait et la piscine est restée fermée 4 jours. Depuis, la sécurité a été renforcée. Deux vigiles, habillés tout en noir et sécurité écrit en gros dans le dos, filtrent les entrées et fouillent les sacs des baigneurs.

"Des groupes impressionnants"

Des mesures de sécurité prises en fin de semaine dernière par Saint-Étienne Métropole après un été entier de tensions. Maëlle est souvent venue se baigner et confirme que certains... ont le sang chaud. "On va dire ça comme ça oui, explique l’adolescente. Une fois par exemple, un jeune a craché dans la pelouse alors que c’est interdit, le maître-nageur lui a fait remarquer mais il lui a répondu qu’il était chez lui, qu’ici c’était sa ville et il a recraché par terre. Ça a commencé à s’envenimer et tout un groupe est arrivé. D’autres jeunes qui ont dit aux gens de la sécurité de ne pas toucher leur pote, qu’ils allaient le « monter en l’air ». Ça fait peur parce qu’ils sont plusieurs et qu’en face, les agents de sécurité ont beau faire deux mètres et 110 kilos, ils ne peuvent pas faire grand-chose."

"Heureusement qu’il y a une vitre à l’accueil, sinon je me serais fait frapper"

Il a même fallu appeler la police municipale car ça peut carrément dégénérer quand ils se font interdire de piscine. Avec les images des caméras de surveillance, il y a maintenant un carnet avec les photos des indésirables et à la caisse, les entrées sont filtrées. A l'accueil, on nous raconte même - anonymement - qu'heureusement il y a une vitre pour retenir les jeunes ne pas frapper les employés. "Je me serais fait frapper sans la vitre entre nous et eux" raconte un membre du personnel de la piscine. Ils en ont donc eu ras-le-bol. Après un été à se faire insulter, menacer, les salariés ont fait valoir leur droit de retrait. Pendant quatre jours. Et depuis le calme est revenu. Mais pour combien de temps ? La saison touche à sa fin. Le Nautiform d’Andrézieux-Bouthéon fermera vendredi (à part pour les cours de natation à l’année) et l’été prochain, ça recommencera soufflent certains.