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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Naomi Musenga à Strasbourg

Mort de Naomi : le même "calvaire" que pour Maxime, décédé en 2008 à Souchez (Pas-de-Calais)

mercredi 9 mai 2018 à 18:19 Par Claire Mesureur, France Bleu Nord et France Bleu

L'affaire a fait grand bruit, elle est remontée jusqu'au ministère de la Santé, une jeune mère de famille de Strasbourg, dont l'appel n'a pas été pris au sérieux par l'opératrice du SAMU, est décédée. En 2008 c'est un habitant de Souchez près d'Arras qui est mort dans les mêmes circonstances.

Leur appel au secours n'a pas été pris au sérieux par le centre d'appel. Ils sont morts faute d'une intervention rapide du Samu
Leur appel au secours n'a pas été pris au sérieux par le centre d'appel. Ils sont morts faute d'une intervention rapide du Samu © Maxppp - Lionel VADAM

Arras, France

"Je vais mourir" dit Naomi à l'opératrice du SAMU de Strasbourg, "comme tout le monde" lui répond cette dernière. Des propos qui font froid dans le dos mais qui rappellent ceux qu'avait tenus l'interlocutrice du SAMU arrageois le 27 avril 2008 à la compagne de Maxime. Ce jeune habitant de Souchez, entre Arras et Lens, se plaint de violentes douleurs dans la poitrine, sa compagne appelle les pompiers qui la mettent en relation avec le centre 15. "C'est une crise d'angoisse, lui répond-on, dites lui d'arrêter de crier et donnez lui un antalgique".

C'est exactement, trait pour trait, et heure par heure ce qui s'est passé avec Maxime il y a 10 ans

Ce n'est qu'après plusieurs appels de détresse que les secours se déplacent finalement mais Maxime est dans le coma, il décédera quelques semaines plus tard des suites d'un infarctus massif. L'affaire a mis 10 ans pour arriver devant le tribunal correctionnel d'Arras : en janvier dernier, plusieurs personnes comparaissaient pour non assistance à personne en danger ou homicide involontaire. Le parquet avait requis des peines de prison avec sursis contre les prévenus, mais le tribunal a finalement prononcé une relaxe générale dans le jugement qu'il a rendu le 22 avril dernier. 

"J'ai l'impression de revivre le calvaire qu'a vécu le fils de ma cliente" dit aujourd'hui Me Coralie Rembert, l'avocate de la maman de Maxime.

J'espère que le fait que Maxime n'est pas un cas isolé sera pris en considération en appel

Suite à la relaxe prononcée par le tribunal d'Arras le parquet a interjeté appel de la décision. La date du nouveau procès n'a pas encore fixée mais Me Rembert espère que le drame de Strasbourg éclairera d'un jour nouveau les débats devant la cour de Douai.