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Comment expliquer l'accident dramatique du pilote de Tracker à Générac l'été dernier ?

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Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu, France Bleu Hérault
Générac, France

Il y a bientôt un an, la mort de Franck Chesneau, pilote de Tracker, lors du violent incendie de Générac. Comment expliquer ce dramatique accident ? Le bureau "Enquêtes accident" de la sécurité aéronautique de l'Etat vient de publier son rapport.

Le long de la départementale 14 entre Générac et Saint-Gilles
Le long de la départementale 14 entre Générac et Saint-Gilles © Radio France - Sylvie Duchesne

L'accident d'un bombardier d'eau de type Tracker dont le pilote a été tué en luttant contre un violent incendie en août 2019 à Générac (Gard) est dû à des problèmes d'effectifs et de formation. C'est en tout cas ce qu'affirme un rapport du Bureau enquêtes accidents (BEA).

"Aucune défaillance technique"

Daté du 8 juillet, il ne relève "aucune défaillance technique" de l'appareil, mais cite en revanche parmi les causes possibles, le manque d'effectifs des pilotes de Tracker de la base de la sécurité civile de Nîmes-Garons qui a conduit le pilote, Franck Chesneau, à partir seul "privé du contrôle croisé habituel des décisions et actions de pilotage".

Une certitude, déjà : il ne s'agit en aucun cas d'une défaillance mécanique. Il y a bien eu une panne de radio ce jour-là, mais elle a été réparée avant le décollage. 

Le scénario ? D'abord, la météo. L'incendie est d'une très rare violence, avec de très fortes chaleurs dues aux flammes. Et puis un phénomène de turbulences aériennes, que les pompiers appellent 'le chaudron". Mais c'est assez rare, et les pilotes peuvent donc être surpris. Le 2 août, le risque d'incendie dans le Gard était très sévère alors que ce département et son voisin, l'Hérault, traversaient une canicule historique avec des températures atteignant 46 degrés,

En s'approchant des flammes, l'aile gauche du tracker aurait décroché, le pilote l'aurait rattrapé, mais -c'est très précis aussi- à 17h19, par manque de visibilité du relief certainement, l'appareil percute la cime des arbres, au sommet d'une colline. Et c'est le crash.

Le pilote seul, sans équipier

Une interrogation également sur le poids du Tracker. Il avait embarqué une quantité de retardant plus importante que les autres appareils. 

La suite du rapport évoque le pilote. Ce jour-là, il manque de repos, il a déjà effectué cinq rotations, il n'a pas mangé depuis 5 heures, et la chaleur dans l'avion est accablante. 

Le rapport précise aussi que "le retrait de service des Tracker induit des préoccupations importantes chez certains pilotes," et "cela remet en question son plan de carrière". Enfin, alors que ces pilotes volent majoritairement en patrouille, il était en mission sans équipier, ça ne lui était jamais arrivé sur ce type d'opération. Il avait alors "peu d'expérience sur les missions de lutte contre les feux établis" et n'avait "jamais réalisé une mission de cette nature en avion isolé", soulignent les enquêteurs.

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