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Faits divers – Justice

Compteurs Linky : quatre communes normandes devant le tribunal administratif de Rouen

mardi 23 octobre 2018 à 19:45 Par Christine Wurtz, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Les préfectures de l'Eure et de la Seine-Maritime demandent l'annulation des arrêtés pris par les maires de quatre communes des deux départements contre l'installation des compteurs Linky. Les élus locaux, eux, dénoncent les méthodes du prestataire auquel Enedis a confié le changement des compteurs.

Le compteur Linky
Le compteur Linky © Radio France - France Bleu Picardie

Les communes font de la résistance face aux compteurs Linky. Ce mardi matin, trois communes de l'Eure et une commune de Seine-Maritime étaient assignées devant le tribunal administratif par les préfectures des deux départements. Fontaine-Bellenger, le Val d'Hazey, Amfreville-sous-les-Monts dans l'Eure et St-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime ont pris des arrêtés ou voté des délibérations pour interdire ou suspendre l'installation de ces compteurs dits intelligents. Les préfectures demandent leur annulation.

Yves Lanic, le maire communiste d'Amfreville-sous-les-Monts refuse l'installation de ces "compteurs mouchards" comme il les appelle. Sur le fond, il considère d'abord qu'ils portent atteinte à la vie privée, mais il dénonce surtout les méthodes du prestataire chargé de les installer : 

Des pressions, des intimidations pour imposer la pose de ce compteur mouchard aux personnes les plus fragilisées par l'âge, la santé ou la précarité.

Un équipement liberticide, coûteux, et dont on ne mesure pas les risques pour la santé, disent les élus locaux. En l'absence de réponses satisfaisantes à leurs inquiétudes, 11 communes du département de l'Eure regroupées en collectif, le CEEPAL (collectif des élus eurois pour une alternative au Linky) ont donc interdit ou suspendu l'installation de ces compteurs sur leur territoires. 

Jusque là, les tribunaux administratifs leur ont donné tort, mais leur avocat Maître Guillaume Delarue ne desespère pas que les choses changent : 

Ce contentieux là me fait penser au contentieux des OGM et je suis convaincu que finalement on donnera plutôt raison à postériori aux élus locaux qu'à Enedis qui a un fort intérêt financier dans l'affaire.

Mais cette fois encore, le rapporteur public a conclu au bien fondé de la requête des préfectures, au nom de la loi qui impose le déploiement de ces compteurs sur tout le territoire d'ici 2024. Le tribunal rendra sa décision dans trois semaines.