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Faits divers – Justice

Condamnation pour acte de cruauté envers un animal au tribunal de Perpignan

lundi 14 mai 2018 à 22:32 Par Tanguy Bocconi, France Bleu Roussillon et France Bleu

Un habitant de Prades âgé de 31 ans a été condamné en correctionnelle ce lundi soir à trois mois de prison avec sursis et 3.600 euros d'amendes pour avoir tué à coups de pied son chien Altys en juin 2015. Une condamnation assortie d'une interdiction de détenir un animal domestique pendant cinq ans.

De nombreux militants de la cause animale étaient présents à l'audience
De nombreux militants de la cause animale étaient présents à l'audience © Radio France - Tanguy Bocconi

Prades, France

Dans la salle d'audience, de nombreux militants de la cause animale, vêtus de t-shirt blancs siglés "Justice pour Altys" ont rempli les bancs : pas moins de quatre associations s'étaient portées partie civile dans cette affaire, dont 30 Millions d'amis, la fondation Brigitte Bardot ou l'Association catalane de protection animale.

Sourire narquois et absence d'émotions

Mains dans les poches, regard buté et sourire narquois : c'est peu dire que l'attitude du prévenu n'a guère plaidé en sa faveur, alors même qu'il comparaissait pour avoir tué son chien à coups de pied en juin 2015, pour le punir d'avoir uriné dans son salon. 

Altys, jeune labrador de 18 mois adopté via le site Le Bon Coin" a ensuite agonisé pendant plus d'une heure alors que son maître déjeunait chez son père. "Il est vraiment mort seul comme un chien", s'exclame une avocate des parties civiles. "Vous êtes dans le déni total", reprend sa collègue : "Pourquoi  ne pas avoir amené Altys chez un vétérinaire ? Pourquoi l'avoir enterré à la va-vite?", avant de citer la retranscription de textos de la famille du prévenu : "Il a tué son propre chien", écrit le père. "Au moins son calvaire est enfin fini", répond la sœur.

Une condamnation pour "acte de cruauté"

Autant d'éléments qui, malgré l'absence d'autopsie et l'ancienneté des faits finissent de convaincre la juge qu'il s'agit d'un acte de cruauté délibéré. La sanction tombe : trois mois de prison avec sursis, 3.500 euros d'amende et interdiction de posséder tout animal pendant cinq années pour le condamné.

Une condamnation satisfaisante et nécessaire pour Marie Cacciapaglia, avocate de l'Association catalane de protection animale : "Les choses avancent à petits pas, mais la justice évolue dans le bon sens. J'encourage tous les témoins d'actes de maltraitance à les dénoncer aux associations de protection animales, même plusieurs années après les faits, car on arrive maintenant à obtenir des condamnations. Aujourd'hui c'est tolérance zéro pour tout acte de cruauté sur les animaux".