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Condamné à huit mois de prison ferme pour violences envers des policiers, il dément, vidéo à l'appui

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Un jeune homme du collectif Désarmons-les a été condamné à huit mois de prison ferme pour violences envers des policiers lors d'une manifestation à Montpellier le 28 septembre 2019, ce qu'il conteste. Il fait appel et dénonce des violences judiciaires.

Un militant de Désarmons les condamné à 8 mois de prison ferme pour violences envers des policiers - illustration
Un militant de Désarmons les condamné à 8 mois de prison ferme pour violences envers des policiers - illustration © Maxppp - Guillaume BONNEFONT

Ian B a été condamné à huit mois de prison ferme, sans mandat de dépôt, le 3 décembre 2020 par le tribunal correctionnel de Montpellier. Ce jeune homme, membre du collectif Désarmons-les a été reconnu coupable de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, outrage et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations le 28 septembre 2019 lors d'une manifestation devant le Polygone de Montpellier. Ce qu'il conteste. Il a donc décidé de faire appel. 

Des violences envers les policiers qu'il nie, vidéo à l'appui

Le jeune homme de 35 ans, réfute les violences et demande à ce que la vidéo tournée ce jour-là par une observatrice de la LDH soit visionnée par les juges en appel, ce qui n'a pas été le cas en première instance. Le tribunal est alors allé au-delà des réquisitions du parquet qui étaient de cinq mois de prison, ce qui est extrêmement rare.

"J'étais en légitime défense." - Ian B

Pour les violences, Ian B explique qu'il n'a pas frappé les policiers à coups de poings et de pieds comme l'ont déclaré les forces de l'ordre mais qu'il a voulu protéger l'observatrice de la LDH en train de filmer  : "Elle était en train de se faire taper à plusieurs reprises par le bouclier du policier. Je place ma main entre elle et le bouclier parce qu'il y avait des coups réitérés et que, au bout d'un moment, ça suffisait. C'est hallucinant d'être condamné à huit mois ferme pour un geste de parade. Moi je défends la légitime défense. La vidéo le montre." 

Et c'est bien pour cela qu'il demande que cette vidéo soit visionnée. Même demande du coté de la Ligue des droits de l'homme dont Jean-Jacques Gandini, membre actif, était présent lors de la manifestation et de l'arrestation de Ian B : "Il n'y a pas eu de la part de Ian B de volonté d'obstruction ou de rébellion à l'égard des forces de police. Au vu de cette vidéo, il nous semble que les poursuites ne sont pas fondées."

La LDH dénonce des "violences judiciaires"

Une affaire qui fait évidemment écho à la proposition de loi sur la sécurité globale actuellement examinée par le Parlement dont l'article 24 encadre l'autorisation de filmer les forces de l'ordre. Écho également aux violences policières qui ont pu être mis au jour lors de l'interpellation du producteur de musique Michel Zecler à Paris grâce aux images de caméras de vidéosurveillance. "Je ne suis pas le seul, loin de là, ajoute le militant. Combien de gilets jaunes ont été humiliés par la justice pour des faits mineurs ? Ce sont des violences judiciaires."

"C'est ma parole contre celle des policiers." - Ian B

Le militant est également condamné pour outrage. Il aurait insulté les policiers en les traitant de "putes de Macron" lors de sa garde à vue. La justice lui reproche également d'avoir été en possession lors de son arrestation d'une grenade. Lui explique qu'il s'agissait de résidus d'un gaz lacrymogène lancé par les forces de l'ordre quelques heures auparavant à Plan Cabanes qu'il avait ramassés pour la conférence sur les forces de l'ordre qu'il devait animer le soir, organisée par son association. Sur ces points, Ian B dément : "C'est ma parole contre celle des policiers. Je clame mon innocence". En attendant son jugement en appel.

La vidéo de la manifestation tournée par la LDH a été publiée sur YouTube.

IanB condamné à 8 mois de prison ferme

Jean-Jacques Gandini, de la LDH 34

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