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Condamné après la manifestation du 31 mars à Dijon, Jean-Baptiste regrette d’avoir eu « ce rôle de casseur »

Dijon, France

Après les incidents qui ont émaillés la fin de la manifestation contre la loi El Khomri, ce jeudi à Dijon, trois jeunes ont été jugés en procédure de comparution immédiate. Parmi eux, Jean-Baptiste a été condamné à deux mois de prison. Il s’est confié après l’audience à Stéphanie Perenon.

La manifestation a "dérapé" en fin d'après-midi
La manifestation a "dérapé" en fin d'après-midi © Radio France - Magali Fichter

Il est âgé de 19 ans, ce n’est pas la première fois qu’il participe à des manifestations, mais jeudi, en fin de journée, alors que le cortège se dispersait à Dijon, il a envoyé des pierres et des canettes en verre contre les forces de l’ordre. Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Dijon l’a condamné à deux mois de prison, sans mandat de dépôt. Il sera convoqué en mai prochain devant le juge d’application des peines, pour un aménagement de sa peine. En attendant, il est revenu sur cette manifestation, sa garde à vue et les leçons qu’il en tire.

Stéphanie Perenon : Quel sentiment avez-vous après cette condamnation ?

Jean-Baptiste : « Un très grand sentiment de peur, pas pour moi mais de laisser ma famille, sans pouvoir dire quoi que ce soit, en partant comme ça en prison. J’avais jamais fait de garde à vue, j’ai jamais été au commissariat, je ne pensais pas que cela se passerait comme ça, je pensais que j’allais avoir du sursis. Après je trouve que les forces de police ont un peu exagérées derrière les camions, une fois que plus personne ne voyait quoi que ce soit. On en pouvait pas parler, pas bouger. »

SP : Vous ne regrettez pas ce geste qui vous a conduit ici ?

JB : « Si je regrette d’avoir jeté des canettes, je regrette d’avoir eu ce rôle de casseur, car ce n’est pas ma première manifestation et je n’avais jamais été comme ça. Ça été l’effet de groupement, l’effet d’être tous ensemble. Ça a commencé à jeter des canettes, à parler, du coup j’ai suivi, j’ai suivi sauf que j’ai jamais eu le rôle de casseur, donc je ne savais pas quand il fallait s’en aller. En fait tout le monde est parti et puis moi j’ai voulu prendre une photo, je me suis retourné, ma copine a hurlé et les policiers me courraient après. »

SP : Cela va vous servir de leçon ?

JB : « Ça va me servir de leçon, oui. Je pense manifester encore même s’ils m’ont dit que je n’avais plus le droit de le faire, mais en étant derrière, pas en tête de groupe. Et sans rien lancer, sans rien lancer du tout. »

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